Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est attendu vendredi soir à Islamabad, selon une source officielle pakistanaise, sans indication précise sur les rencontres prévues.
La capitale pakistanaise se prépare à accueillir un possible deuxième round de discussions entre les États-Unis et l’Iran. À ce stade, aucune confirmation n’a été donnée quant à une éventuelle rencontre entre la délégation iranienne et des responsables américains.
Sur le terrain, le dispositif de sécurité a été renforcé. Islamabad est quadrillée de points de contrôle, tandis que plusieurs axes sont fermés autour d’une «zone rouge» censée abriter les négociations.
Le Pakistan s’est progressivement imposé comme un médiateur central dans la confrontation entre Washington, Israël et Téhéran. Pourtant, depuis une première session de pourparlers prolongée le 11 avril, les autorités iraniennes avaient jusqu’ici refusé de renvoyer une délégation pour relancer le dialogue.
Côté américain, le flou persiste également. Aucune indication claire n’a été donnée sur un éventuel retour du vice-président JD Vance ou d’autres responsables de l’administration, après leur départ sans accord lors des précédentes discussions.
Des équipes logistiques et sécuritaires américaines sont toutefois déjà présentes à Islamabad, selon la même source. Des journalistes de l’AFP ont par ailleurs observé, ces derniers jours, plusieurs avions militaires américains atterrir sur une base aérienne de Rawalpindi, à proximité.
Sur le plan diplomatique, Téhéran a confirmé vendredi des échanges téléphoniques entre Abbas Araghchi, le chef de l’armée pakistanaise Asim Munir, et le ministre des Affaires étrangères Ishaq Dar, tous deux impliqués dans la médiation précédente.
À Washington, le président Donald Trump affirme disposer de «tout le temps nécessaire» pour parvenir à un accord avec l’Iran, tout en maintenant la pression militaire. Un troisième porte-avions américain, l’USS George Bush, a été déployé à proximité de la région.
De son côté, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a indiqué attendre un «feu vert» américain pour reprendre les frappes contre l’Iran.
Initialement attendues en début de semaine, les négociations entre Washington et Téhéran restent à ce stade suspendues. La Maison Blanche évoque des «divisions» au sein du pouvoir iranien pour expliquer ce report.
Près de deux mois après le début du conflit, la situation continue de peser sur les marchés de l’énergie et l’économie mondiale, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril.



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