Les autorités iraniennes ont exécuté lundi deux hommes condamnés pour appartenance à un groupe d'opposition interdit et tentative de renversement du pouvoir, a annoncé le pouvoir judiciaire.
Les deux hommes étaient affiliés aux Moudjahidines du peuple (MEK), organisation en exil depuis les années 1980 et désignée comme «terroriste» par Téhéran, selon le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.
Cette source n'a pas précisé la date de leur arrestation, ni s'ils étaient impliqués dans le vaste mouvement de contestation de janvier, mais a affirmé qu'ils avaient pris part à des «émeutes et actions terroristes urbaines» ayant provoqué la mort de plusieurs personnes.
«Après confirmation et approbation définitive de la peine par la Cour suprême, Akbar Daneshvarkar et Mohammad Taghavi-Sangdehi ont été pendus ce matin», a rapporté le site Mizan.
Ils avaient été inculpés pour participation à des «actes terroristes», pour avoir mené des actions visant à renverser la République islamique et avoir porté atteinte à la sécurité nationale, d'après cette source.
L'Iran est deuxième au classement mondial en nombre d'exécutions après la Chine, selon des groupes de défense des droits humains dont Amnesty International.
Avant la guerre au Moyen-Orient, des manifestations ont éclaté en Iran fin décembre pour protester contre la hausse du coût de la vie, avant de se transformer en mouvement de contestation ayant atteint un point culminant les 8 et 9 janvier.
La répression a fait des milliers de morts, selon des ONG.
Des responsables iraniens ont reconnu plus de 3.000 morts, mais imputent les violences à des «actes terroristes» orchestrés par les États-Unis et Israël.
Le 19 mars, le pouvoir avait annoncé avoir exécuté trois hommes accusés d'avoir tué des policiers lors des manifestations.
AFP



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