Réunion virtuelle d'une trentaine de pays jeudi sur la sécurisation du détroit d'Ormuz
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’exprime lors d’une conférence de presse sur la situation au Moyen-Orient et le soutien du gouvernement aux familles au Royaume-Uni, au 10 Downing Street à Londres, le 1er avril 2026. ©Frank Augstein / POOL / AFP

La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper organisera jeudi une réunion virtuelle des représentants d'une trentaine de pays prêts à se mobiliser pour restaurer et garantir la sécurité du transport maritime dans le détroit d'Ormuz une fois les hostilités terminées.

«Le Royaume-Uni a maintenant rassemblé 35 nations autour de notre déclaration d'intention de faire front commun pour la sécurité maritime dans le Golfe», a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer lors d'une conférence de presse dans la matinée, en annonçant la tenue de cette réunion «cette semaine».

Cette réunion virtuelle aura lieu jeudi, a ensuite précisé une source gouvernementale britannique.

Au cours de cette réunion, «nous évaluerons toutes les mesures diplomatiques et politiques viables que nous pouvons prendre pour rétablir la liberté de navigation, garantir la sécurité des navires et des marins bloqués et reprendre la circulation des marchandises vitales», a indiqué Keir Starmer.

Il a ajouté que des discussions se produiraient ensuite également au niveau des «planificateurs militaires» de ces pays «afin d'examiner comment nous pouvons mobiliser nos capacités et rendre le détroit accessible et sûr, une fois les combats terminés».

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, la quasi-paralysie par Téhéran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale, ainsi que du gaz naturel liquéfié, a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures, avec un impact économique mondial.

Le 19 mars, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, ont diffusé un communiqué commun se disant «prêts à contribuer» aux efforts pour sécuriser le détroit. Ils ont depuis été rejoints par une trentaine d'autres pays.

Ces discussions interviennent sous la pression des États-Unis, le président américain Donald Trump exhortant les pays dépendants du transport maritime dans le détroit à se mobiliser pour le débloquer.

Les États-Unis ne «seront plus là» pour aider les pays dont l'approvisionnement en pétrole dépend du détroit d'Ormuz, a lancé Donald Trump mardi.

Il critique notamment régulièrement la France, le Royaume-Uni et l'Otan, accusés de ne pas soutenir suffisamment l'armée américaine dans ce conflit.

Mercredi, il a encore qualifié l'Alliance atlantique de «tigre de papier», dans un entretien au quotidien britannique The Telegraph.

Interrogé sur le fait de savoir s'il envisageait de remettre en question l'adhésion de son pays à l'Otan après le conflit, le président a répondu: «Oh oui, je dirais même que cela va au-delà d'une simple remise en question».

L'Otan est «l'alliance militaire la plus efficace que le monde ait jamais connue», a défendu Keir Starmer lors de sa conférence de presse, ajoutant qu'elle «assure notre sécurité depuis plusieurs décennies» et que le Royaume-Uni y est «pleinement engagé».

AFP

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