L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de «la plus grande frappe coordonnée» contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.
«En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires» du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.
Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Békaa, ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.
Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.
Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.
Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump «n'inclut pas le Liban», a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. «La bataille continue au Liban», a ensuite déclaré l'armée israélienne
«Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel», a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.
«Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination», a-t-il ajouté.
L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une «ligne de défense avancée destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.
AFP



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