Un responsable du Hezbollah, en visite chez son amie, était bien ciblé dimanche à Aïn Saadé
Des proches portent les cercueils de Pierre Mouawad et de son épouse Flavia, tous deux tués lors d’une frappe israélienne présumée à Aïn Saadé le 5 avril, lors de leurs funérailles dans le village libanais de Yahchouch, le 7 avril 2026. ©Dimitar Dilkoff / AFP

Un responsable du Hezbollah était bien la cible d'une frappe israélienne dimanche sur un appartement à Aïn Saadé, une zone chrétienne à l'est de Beyrouth. Il s'y rendait régulièrement car il entretenait une relation amoureuse avec une habitante, a indiqué mercredi une source judiciaire à l'AFP.

Cet homme a échappé à la frappe qui a en revanche tué un responsable local des Forces libanaises (FL), un parti chrétien opposé au Hezbollah libanais, ainsi que son épouse et une deuxième femme.

La source judiciaire a affirmé que l'homme visé était «un responsable du Hezbollah» qui entretenait «une relation amoureuse avec une femme résidant dans l'immeuble visé et se rendait brièvement sur place chaque jour (..) avant de repartir».

Le témoignage de cette femme a permis d'identifier le responsable du Hezbollah, a ajouté cette source.

L'armée israélienne avait assuré avoir frappé une «cible terroriste» et dit examiner l'incident «après des informations sur des victimes parmi des civils libanais non impliqués dans les combats».

L'armée libanaise avait mentionné une personne «quittant l'immeuble à moto immédiatement après l'attaque», en indiquant enquêter «pour déterminer son identité».

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

AFP

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