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- Trump presserait Israël de réduire ses frappes au Liban sur fond de négociations avec l’Iran
©BRENDAN SMIALOWSKI/AFP
Selon des informations concordantes de médias américains et israéliens, Washington serait en train d’intensifier ses efforts pour contenir l’escalade au Liban, dans un contexte de négociations sensibles avec l’Iran.
D’après NBC News, le président américain Donald Trump aurait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou de réduire l’intensité des frappes israéliennes au Liban lors d’un appel téléphonique tenu mercredi. Cette requête, confirmée par un haut responsable de l’administration américaine, viserait à ne pas compromettre les discussions en cours avec Téhéran.
Bien que les États-Unis et Israël aient affirmé que le Liban n’entrait pas dans le périmètre du cessez-le-feu lié à ces négociations, Israël aurait accepté de «coopérer» afin de faciliter le processus diplomatique. Cette évolution marque un infléchissement potentiel de la posture israélienne, alors même que Benjamin Netanyahou avait publiquement affirmé, la veille, son intention de poursuivre les frappes de manière intensive.
Vers un ajustement de la stratégie israélienne
Côté israélien, le quotidien Israel Hayom rapporte que l’hypothèse d’une réduction des opérations militaires au Liban est désormais «sur la table» dans les échanges avec Washington. Deux sources politiques évoquent un possible retour à un schéma d’action antérieur, similaire à celui en vigueur après l’accord du 24 novembre 2024.
Concrètement, Israël continuerait de frapper des menaces immédiates – tirs de roquettes, tentatives de réarmement ou déploiements du Hezbollah – mais limiterait ses opérations à ces objectifs strictement défensifs. Une telle approche permettrait de réduire l’intensité globale des frappes tout en maintenant une liberté d’action militaire.
Selon ces mêmes sources, aucune exigence américaine ne porterait sur un retrait des forces israéliennes des zones récemment occupées au sud du Liban. Israël conserverait ainsi le contrôle de la bande de sécurité établie au sud du Litani.
Une équation régionale sous tension
Ce possible ajustement intervient dans un climat régional particulièrement volatile. Des responsables iraniens ont récemment menacé de riposter aux frappes israéliennes et de remettre en cause le cessez-le-feu, faisant peser un risque d’élargissement du conflit.
L’éventuelle réduction des frappes israéliennes répondrait en partie à une exigence implicite de Téhéran, qui réclame la fin des attaques préventives contre le Hezbollah, son allié au Liban. Elle traduirait également une reconnaissance de facto du lien stratégique entre les fronts libanais et iranien.
À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été apportée par les autorités israéliennes. L’ambassade d’Israël n’a pas répondu aux sollicitations de commentaires.
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