Le chef d'état-major de l'armée israélienne a déclaré jeudi que son pays avait porté «un coup dur» au Hezbollah avec ses frappes massives menées la veille, lors d'un point de situation dans le sud du Liban où Israël mène une offensive terrestre contre le mouvement.
Et dans la soirée, l'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper des «sites de tir» du Hezbollah au Liban.
«Alors que vous progressez et opérez en première ligne, nous avons porté hier (mercredi) un coup dur et puissant au Hezbollah», a affirmé le lieutenant-général Eyal Zamir aux troupes déployées près de la localité de Bint Jbeil, à cinq kilomètres de la frontière avec Israël.
Il a affirmé que les combattants du mouvement islamiste allié de Téhéran, avaient «quitté» leur bastion de la banlieue sud de Beyrouth après ces raids d'une ampleur sans précédent ayant fait plus de 300 morts selon les autorités libanaises.
Quelques heures auparavant, le Hezbollah avait indiqué que ses combattants étaient engagés dans des affrontements directs avec les forces israéliennes à Bint Jbeil, où le mouvement chiite les avait repoussées en 2006 à l'issue d'une bataille acharnée.
Le mouvement libanais «est désormais isolé au Liban et coupé de son axe stratégique avec l'Iran», a affirmé le lieutenant-général.
«L'objectif qui vous a été fixé est l'élimination de la menace directe pesant sur les habitants du nord (d'Israël, NDLR), que vous accomplissez sur le terrain», a-t-il poursuivi.
Et de conclure: «Nous continuerons d'agir pour rétablir une sécurité durable».
Un peu plus tard, l'armée israélienne a publié un communiqué annonçant qu'elle avait «commencé à frapper des sites de tir du Hezbollah au Liban».
L'agence de presse libanaise Ani a rapporté plusieurs frappes israéliennes dans le sud du Liban, notamment à Bint Jbeil, où le Hezbollah avait déclaré plus tôt avoir eu des échanges de tirs avec des soldats israéliens.
Un correspondant de l'AFP a vu des secouristes rechercher des survivants sur le site d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Choukine, dans le sud du Liban.
Le Hezbollah est entré le 2 mars dans la guerre au Moyen-Orient pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué à Téhéran. Israël a riposté par des frappes aériennes meurtrières de grande ampleur à travers le Liban et une offensive terrestre dans le sud du pays.
L'accord de trêve entré en vigueur dans la nuit de mardi à mercredi entre l'Iran et les États-Unis ne s'applique pas au Liban, selon Israël.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a indiqué jeudi avoir ordonné à son cabinet d'engager des «négociations directes» avec le Liban «dans les plus brefs délais, notamment sur le désarmement du Hezbollah.
AFP



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