Trump dit que l’Iran n’a «aucune carte en main» pour négocier autre que le contrôle du détroit d’Ormuz
Un bateau s’approche du porte-conteneurs Marsa Victory, battant pavillon de Saint-Christophe-et-Niévès, alors qu’il navigue dans les eaux du détroit d’Ormuz, au large de Khasab, sur la péninsule du Musandam dans le nord d’Oman, le 25 juin 2025.  ©Giuseppe Cacace / AFP

Donald Trump a affirmé vendredi que, pour négocier, l’Iran n’avait «aucune carte en main» autre que le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures quasiment bloqué par Téhéran depuis des semaines.

«Les Iraniens ne semblent pas se rendre compte qu’ils n’ont aucune carte en main, hormis l’extorsion à court terme du reste du monde en utilisant les voies maritimes internationales. La seule raison pour laquelle ils sont encore en vie aujourd’hui, c’est pour négocier», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, avant l’ouverture de pourparlers de paix au Pakistan.

Dans un message séparé, le milliardaire républicain a ajouté: «Les Iraniens sont plus doués pour gérer les médias menteurs et les relations publiques que pour se battre!»

La question du contrôle du détroit d’Ormuz, par où transitait avant la guerre 20% du brut mondial, sera au cœur des discussions sur un accord de paix prévues ce week-end au Pakistan entre les délégations américaine et iranienne.

L’Iran et les États-Unis avaient dit que le détroit stratégique serait débloqué après avoir annoncé mardi un cessez-le-feu de quinze jours. Mais dans les faits, seul un petit nombre de navires ont emprunté depuis la voie maritime.

Donald Trump a déclaré jeudi que l’Iran ne faisait «pas du tout son travail» à Ormuz. «Ce n’est pas l’accord que nous avons conclu!»

Ses remarques sur les cartes font écho à la tirade qu’il avait lancée au président ukrainien Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale en février 2025, lorsqu’il s’était emporté en déclarant: «Vous n’avez pas les cartes en main» face à la Russie.

Donald Trump a également dit au New York Post que l’armée américaine se préparait à de nouvelles frappes si les discussions au Pakistan ne débouchaient sur rien.

«On redémarre tout. On charge les navires avec les meilleures munitions, les meilleures armes jamais construites, meilleures encore que celles qu’on avait avant, alors qu’on avait déjà tout fait exploser», a-t-il assuré.

«S’il n’y a pas d’accord, on va les utiliser, et on va les utiliser de manière très efficace», a-t-il menacé auprès du New York Post.

Outre le déblocage de la voie de passage maritime, les États-Unis exigent que l’Iran renonce à son stock d’uranium enrichi.

AFP

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