Hassan Fadlallah qualifie les négociations directes avec Israël de «violation flagrante» de la Constitution
©Al Markazia

Un député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a réaffirmé samedi le refus de la formation pro-iranienne de négociations directes entre le Liban et Israël, au lendemain de l'annonce par Beyrouth d'une rencontre mardi prochain à Washington entre les représentants des deux pays.

Ces négociations sont «une violation flagrante du pacte (national), de la Constitution et des lois libanaises» et «elles exacerbent les divisions internes à un moment où le Liban a plus que jamais besoin de solidarité et d'unité interne pour faire face à l'agression israélienne et préserver la paix civile», a déclaré le député dans un communiqué.

«Ce que l'ennemi n'a pas réussi à faire sur le terrain (...), il ne l'obtiendra pas non plus lors de négociations avec une autorité dépourvue de pouvoir décisionnel, qui a renoncé à ses devoirs les plus élémentaires, qui n'a pas su protéger son peuple et à laquelle on ne peut pas faire confiance pour préserver la souveraineté nationale», a-t-il ajouté.

Vendredi, le président libanais Joseph Aoun a annoncé dans un communiqué qu'un entretien téléphonique entre les ambassadeurs des deux pays à Washington avait eu lieu, en présence de leur homologue américain au Liban.

Lors de cet appel, «il a été convenu d'organiser une première réunion mardi au département d'État afin de discuter de l'instauration d'une trêve et de la date du début des négociations entre le Liban et Israël sous l'égide des États-Unis », a précisé le communiqué.

Le 9 mars, une semaine après le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah, le président Aoun avait appelé à des «négociations directes sous parrainage international» entre les deux pays, toujours officiellement en état de guerre depuis des décennies.

Après l'annonce d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran cette semaine, Téhéran et Washington s'opposent sur la question de l'inclusion du Liban dans l'accord, tandis qu'Israël y a intensifié ses opérations meurtrières contre le mouvement chiite.

L'ambassadeur israélien aux États-Unis Yechiel Leiter a précisé vendredi que son pays «avait accepté d'entamer des négociations de paix officielles» avec le gouvernement libanais, mais qu'il refusait «de négocier un cessez-le-feu» avec le Hezbollah.

Un responsable du gouvernement libanais avait dit à l'AFP jeudi que le Liban demandait un cessez-le-feu avant toutes négociations avec Israël.

Vendredi, plusieurs dizaines de sympathisants du Hezbollah ont manifesté dans les rues du centre de Beyrouth, notamment devant le siège du gouvernement, pour protester contre les discussions avec Israël.

Avec AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire