Le chef de la diplomatie israélienne dit vouloir aboutir à la «paix et la normalisation» avec le Liban
Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a déclaré mardi que son pays aspirait à «la normalisation» des relations avec le Liban ©Petras Malukas / AFP

Le chef de la diplomatie israélienne a déclaré mardi que son pays aspirait à «la normalisation» des relations avec le Liban, peu avant des pourparlers de paix entre responsables israéliens et libanais prévus à Washington.

«Nous voulons parvenir à la paix et à la normalisation avec l'État libanais (...) Il n'y a pas de différends majeurs entre Israël et le Liban. Le problème, c'est le Hezbollah», a affirmé Gideon Saar lors d'une conférence de presse au côté de son homologue tchèque Petr Macinka à Jérusalem.

Ces déclarations interviennent à quelques heures de discussions entre responsables israéliens et libanais, prévues mardi à Washington, après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a accepté une demande de discussions directes avec Beyrouth.

Le Hezbollah s'y est en revanche opposé, dénonçant une «capitulation».

Ce mouvement islamiste, allié de Téhéran, est entré dans le conflit au Moyen-Orient pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Depuis début mars, les bombardements israéliens ont fait plus de 2.000 morts et déplacé plus d'un million de personnes au Liban.

Selon Gideon Saar, le Hezbollah a attaqué Israël «contre la volonté du gouvernement libanais», posant un «problème pour la souveraineté du Liban» tout comme il en pose un «pour la sécurité d'Israël».

Le «problème» du Hezbollah - qu'Israël souhaite voir désarmé par Beyrouth - «doit être résolu pour passer à une phase différente», a insisté le ministre.

Les discussions à Washington, les premières de ce type depuis 1993, se dérouleront sous la médiation du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, avec les ambassadeurs israélien et libanais, Yechiel Leiter et Nada Hamadé Moawad, ainsi que l'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa.

AFP

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