L'Iran a annoncé vendredi rouvrir «entièrement» le détroit d'Ormuz pendant la durée du cessez-le-feu, au moment où la trêve entre Israël et le Hezbollah pro-iranien au Liban se met en place, suscitant un prudent espoir de paix au Moyen-Orient.
L'annonce de Téhéran, saluée par Donald Tump, a été accueillie par une baisse de 10% du prix du pétrole et un rebond des Bourses européennes, après cinq semaines de guerre dévastatrices pour l'économie mondiale.
«En lien avec le cessez-le-feu au Liban, le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d'Ormuz est déclaré entièrement ouvert pour la période restante du cessez-le-feu», a écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.
Pour autant, les navires militaires «restent interdits», selon la télévision d'État.
«Merci!», a immédiatement répondu le président américain dans une série de messages sur son réseau Truth social, affirmant unilatéralement que la République islamique s'était engagée à «ne plus jamais fermer» le détroit, par lequel transite en temps normal un cinquième des hydrocarbures de la planète.
Mais il a précisé que le blocus américain des ports iraniens demeurerait «totalement en vigueur, en ce qui concerne l'Iran seulement» jusqu'à la fin des négociations.
Opération pas terminée
Les tractations se poursuivent, sous l'égide du Pakistan, pour organiser une deuxième session de négociations entre Téhéran et Washington, après la première à Islamabad le week-end dernier. L'Iran exigeait une trêve au Liban comme condition à ce second cycle.
C'est en tout cas la première fois depuis le début des frappes israélo-américaines sur l'Iran, le 28 février, que les armes se taisent sur l'ensemble des fronts de la guerre.
De nombreux déplacés en profitaient vendredi pour regagner leurs foyers, dans le sud du pays ou la banlieue sud de Beyrouth, ignorant les avertissements du gouvernement israélien.
Selon ce dernier, «l'opération» contre le Hezbollah pro-iranien n'est pas terminée et les Libanais devront à nouveau quitter ces zones «si les combats reprennent».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a par ailleurs pronostiqué que le démantèlement du Hezbollah «ne serait pas atteint demain». Jeudi, il avait averti que son armée resterait présente au Liban, pendant la trêve, dans une bande de 10 km de profondeur depuis la frontière.
AFP



Commentaires