Aoun et Salam discutent des préparatifs en vue de négociations avec Israël
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Le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont discuté samedi des préparatifs en vue de négociations avec Israël, au deuxième jour du cessez-le-feu et du retour des déplacés, selon la présidence.

Les deux responsables «ont fait le point (...) sur les efforts en cours pour consolider» la trêve, indique un communiqué du palais présidentiel.

Ils ont également examiné «la disposition du Liban à négocier» avec Israël, quelques jours après des pourparlers directs, les premiers depuis des décennies, entre les deux pays à Washington, qui ont préludé au cessez-le-feu.

Dans un discours télévisé, Joseph Aoun s'est adressé vendredi aux Libanais ainsi qu'au Hezbollah, sans le nommer, affirmant que le Liban travaille à «un accord permanent» avec Israël, tout en niant que des discussions directes avec son voisin constituent un «signe de faiblesse».

Le président américain Donald Trump a annoncé cette trêve jeudi, ajoutant s'attendre à ce que Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se retrouvent à la Maison Blanche «dans les quatre ou cinq prochains jours».

Le Hezbollah pro-iranien continue de condamner les négociations directes avec Israël. Un responsable au sein du mouvement islamiste a qualifié samedi le discours du président de «choquant», lui reprochant d'avoir omis de remercier l'Iran pour la trêve au Liban.

Ces négociations sont un «échec», a aussi estimé un responsable du Hezbollah samedi, ajoutant que le mouvement n'était pas concerné et accusant l'Etat de mener le pays à «la capitulation» face à Israël.

Téhéran avait indiqué qu'une trêve au Liban faisait «partie» des conditions de son cessez-le-feu avec Washington.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale lorsque le Hezbollah a attaqué Israël le 2 mars en représailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei, au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Le retour des déplacés s'est poursuivi samedi, provoquant dès l'aube d'importants embouteillages sur la route côtière menant vers le sud du Liban.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, largement pilonnée par l'aviation israélienne, des familles affluent pour constater les dégâts et récupérer des effets personnels. Certains quartiers de ce bastion du Hezbollah restent toutefois presque déserts, selon des journalistes de l'AFP.

Le Premier ministre a exprimé l'espoir d'un retour des déplacés «en toute sécurité et au plus tôt», assurant que l'État libanais œuvrerait à «faciliter ce retour».

AFP

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