Une Iranienne arrêtée à Los Angeles pour trafic d’armes vers le Soudan
Une Iranienne est arrêtée à Los Angeles, accusée d’avoir organisé un trafic d’armes vers le Soudan, en pleine crise humanitaire majeure dans le pays. ©-/ AFP

Une ressortissante iranienne accusée d’avoir organisé la vente au Soudan d’armes fabriquées en Iran a été arrêtée à l’aéroport international de Los Angeles, a indiqué dimanche un procureur fédéral.

Shamim Mafi, 44 ans, est accusée d’avoir «négocié la vente au Soudan de drones, bombes, détonateurs et de millions de cartouches fabriquées par l’Iran», a écrit le procureur fédéral Bill Essayli dans un message sur X.

Résidente de Woodland Hills, une banlieue de Los Angeles, la ressortissante iranienne est devenue résidente permanente légale des États-Unis en 2016.

Arrêtée samedi, elle risque une peine maximale de 20 ans de prison. Le message du procureur était accompagné de photos d’une femme présentée comme étant Shamim Mafi, entourée d’agents fédéraux à l’aéroport. Une autre photo montrait un drone sur un tarmac d’aéroport et des liasses de billets.

Les Nations unies ont récemment averti que le Soudan risquait de sombrer dans «une famine et un effondrement à grande échelle», alors que la guerre entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) entame sa quatrième année.

La responsable de l’ONU pour le Soudan, Denise Brown, a déclaré jeudi à l’AFP que le Soudan faisait face à la plus grande crise humanitaire au monde, et que les armes provenant de sources extérieures en portaient une responsabilité majeure.

À plusieurs reprises, l’ONU a appelé les puissances étrangères à cesser d’alimenter la guerre.

L’armée soudanaise a bénéficié du soutien de l’Égypte et de l’Arabie saoudite et déployé notamment des drones fabriqués en Turquie et en Iran.

Beaucoup de critiques ont aussi visé les Émirats arabes unis, qui nient avoir fourni des armes aux FSR, accusées de génocide.

AFP

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