Le dollar avance quelque peu lundi, après avoir effacé une partie de ses pertes, face à l’incertitude de la tenue de négociations entre Téhéran et Washington, qui a saisi un navire iranien ce week-end.
L’Iran est revenu samedi sur sa décision d’ouvrir le détroit d’Ormuz aux navires commerciaux, l’expliquant par le maintien du blocus américain des ports iraniens.
«Le soulagement de vendredi laisse place à de nouvelles incertitudes» et «entraîne un renversement de la dynamique» optimiste de la fin de semaine sur les marchés, résume Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets.
À moins de deux jours de l’expiration du cessez-le-feu, l’Iran refuse de confirmer sa participation à de nouvelles négociations au Pakistan.
Les États-Unis ont aussi annoncé dimanche avoir arraisonné un cargo iranien dans le golfe d’Oman, qui aurait selon eux tenté de franchir leur blocus maritime.
En conséquence, après avoir perdu jusqu’à plus de 2,3 % depuis le début du mois, le dollar remontait d’environ 0,7 % par rapport à son plus bas de vendredi, d’après le Dollar Index, qui compare le billet vert à un panier d’autres grandes devises.
Vers 09H25 GMT (11H25 à Paris), la devise américaine grappillait 0,03 % face à la monnaie unique européenne, à 1,1760 dollar pour un euro, et prenait 0,11 % face à la livre sterling et 0,20 % face au yen japonais.
L’or pâtit de la force du dollar, qui est une valeur refuge concurrente du métal jaune, et refluait de 0,78 %, à 4.792,64 dollars l’once.
Une commission du Sénat doit également auditionner mardi Kevin Warsh, un ancien gouverneur de la Réserve fédérale (Fed) choisi par Donald Trump pour succéder à Jerome Powell à la tête de celle-ci, afin de confirmer sa nomination. Le mandat de M. Powell s’achève en théorie le 15 mai.
Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump a tenté d’accélérer le départ de Jerome Powell et d’évincer une autre responsable de la Fed, pour placer à la banque centrale des personnalités convaincues, comme lui, de la nécessité d’abaisser les taux d’intérêt.
Par le passé, M. Warsh «a notamment soutenu que l’économie américaine est confrontée à de puissantes forces désinflationnistes», de quoi permettre «une baisse des taux d’intérêt», rappellent les analystes de la Deutsche Bank.
Si «le futur président de la Fed ne prend pas au sérieux la menace inflationniste», «cela pourrait nuire à la crédibilité» de celle-ci, remarque Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
AFP



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