Le ministre israélien des Affaires étrangères a appelé mercredi le Liban à déployer des efforts conjoints avec Israël pour lutter contre le Hezbollah, à la veille de négociations prévues entre les deux pays.
«Demain, les discussions directes entre Israël et le Liban reprendront à Washington D.C. Je lance un appel au gouvernement du Liban: travaillons ensemble contre l’État terroriste que le Hezbollah a construit sur votre territoire», a déclaré Gideon Saar à des diplomates lors d’une cérémonie marquant le 78ᵉ anniversaire de l’indépendance d’Israël.
Le ministre israélien des Affaires étrangères a affirmé qu’Israël ne nourrissait pas de «désaccords sérieux» avec le Liban, à la veille d’un nouveau cycle de discussions entre Beyrouth et Jérusalem prévu à Washington. Il a qualifié la décision d’engager des négociations directes avec le Liban d’«historique», après plus de 40 ans sans contacts de ce type.
«Un État défaillant sous influence du Hezbollah»
Le chef de la diplomatie israélienne a décrit le Liban comme un «État défaillant», affirmant qu’il serait de facto sous «occupation iranienne via le Hezbollah». Selon lui, le Hezbollah constitue un «ennemi commun» d’Israël et du Liban.
«Il menace la sécurité d’Israël, mais il porte également atteinte à la souveraineté du Liban et compromet son avenir», a-t-il déclaré.
Des différends frontaliers jugés «mineurs»
Gideon Saar a estimé que les différends entre les deux pays se limitaient à «quelques questions frontalières mineures» pouvant être résolues. Selon lui, le principal obstacle à une normalisation reste le Hezbollah.
Appel à une coopération contre le Hezbollah
À la veille des pourparlers directs, le ministre israélien a appelé le gouvernement libanais à «agir ensemble contre l’entité terroriste construite par le Hezbollah sur son territoire».
Il a estimé qu’une telle coopération est «nécessaire pour le Liban encore plus que pour Israël», évoquant la nécessité de «courage politique et de clarté morale». Il a enfin affirmé qu’il n’existe «pas d’alternative réelle» pour garantir un avenir de paix et de souveraineté au Liban, libéré selon lui de toute influence iranienne.
Avec AFP



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