Le pétrole monte légèrement avec le blocage d'Ormuz qui se poursuit
Marchés sous tension: la prolongation du cessez-le-feu apaise les craintes immédiates, mais les risques de pénuries d’énergie persistent. ©THOMAS COEX / AFP

Les cours du pétrole progressent un peu mercredi, la prolongation par Donald Trump de la trêve en cours avec l'Iran évite une escalade du conflit mais laisse la situation autour du détroit d'Ormuz bloquée pour une durée indéterminée.

Le président américain a finalement annoncé qu'il prolongeait l'arrêt des combats à la demande des médiateurs pakistanais, jusqu'à ce que «l'Iran présente une proposition» visant à mettre fin au conflit, sans donner de date butoir.

L'annonce a d'abord eu un effet plutôt baissier mardi, mais vers 10H00 GMT (12H00 à Paris) mercredi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 1,14% à 99,60 dollars, après s'être même affiché au-delà des 100 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, dont c'est le premier jour d'utilisation en tant que contrat de référence, gagnait 1,13% à 90,68 dollars.

«Ce que l'on sait, c'est que les réserves d'énergie se resserrent. Il se dit que les Européens pourraient ne disposer que de quelques semaines (environ six semaines) de réserves de pétrole et d'énergie», alerte Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

«De plus en plus d'indices laissent penser que les pénuries, en particulier pour le carburant d'aviation, s'aggravent», affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Tant qu'aucun accord n'est trouvé entre l'Iran et les États-Unis, le trafic maritime par le détroit d'Ormuz reste paralysé.

D'un côté, l'Iran continue d'orchestrer le blocage du détroit. Un porte-conteneurs a encore été visé mercredi par des tirs iraniens au large d'Oman, provoquant des dégâts mais sans faire de victime, d'après l'agence de sécurité maritime britannique.

De l'autre, les États-Unis maintiennent aussi le blocus des navires en provenance des ports iraniens.

Si Téhéran ne peut plus exporter son pétrole, «on s'attend à ce que l'Iran atteigne sa capacité maximale de stockage d'ici environ un mois, mais il pourrait déjà être contraint de fermer une partie de sa production de pétrole d'ici quelques semaines», affirme M. Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

À cause des difficultés techniques à reprendre la production une fois un gisement fermé, le niveau de production en Iran pourrait être «plus faible pour une période prolongée», précise l'analyste.

AFP

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