Ormuz: moins de franchissements depuis le blocus, plus d'incidents
Détroit d’Ormuz sous tension : moins de navires, plus de risques. ©GIUSEPPE CACACE / AFP

Le nombre de franchissements du détroit d'Ormuz a chuté depuis dimanche, en raison des restrictions imposées par l'Iran et les États-Unis, tandis que les incidents touchant des bateaux se sont multipliés, selon des données compilées par l'AFP.

Le samedi 18 avril, Téhéran annonçait la réouverture du détroit d'Ormuz, quasi-bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février, avant de le refermer quelques heures plus tard, en raison du maintien du blocus américain imposé aux ports iraniens.

Résultat, après un pic de franchissements du détroit par des navires de transport de matières premières samedi (26), le nombre de passages est au plus bas depuis dimanche, selon les données maritime de la société Kpler.

De dimanche à mercredi, seulement 18 navires sont passés, soit en moyenne 4,5 par jour. En comparaison, du 1ᵉʳ mars au 17 avril, environ 9 bateaux, soit le double, franchissaient quotidiennement le détroit.

En temps de paix, on recense environ 120 transits quotidiens selon le site d'information maritime Lloyd's List. Le trafic est donc actuellement en baisse de plus de 96% par rapport à la normale.

Dans le même temps, le nombre d'incidents rapportés par des navires a grimpé dans la zone.

Depuis samedi, sept attaques ou incidents ont été recensés par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO et/ou la société de renseignement Vanguard Tech. Cinq de ces incidents ont été confirmés à ce stade par l'Organisation maritime internationale (OMI).

Auparavant, aucun incident n'avait été rapporté depuis le 7 avril. Depuis le début de la guerre, 38 incidents ont été recensés par l'UKMTO, Vanguard et/ou l'OMI, qui en confirme officiellement 28.

Les deux derniers incidents confirmés par l'OMI ont eu lieu mercredi. Ils concernaient l'Epaminondas, battant pavillon libérien, et l'Euphoria, battant pavillon panaméen. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué l'interception de l'Epaminondas.

Selon Téhéran, les navires doivent obtenir une autorisation pour quitter ou entrer dans le Golfe via le détroit d'Ormuz, une voie qui, en temps de paix, voit passer un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz, ainsi que d'autres matières premières essentielles.

AFP

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