Les dirigeants européens veulent s’engager davantage pour la désescalade au Moyen-Orient, ont-ils souligné vendredi à Chypre, juste avant un déjeuner de travail avec les présidents du Liban, de l’Égypte, de la Syrie et le prince héritier de Jordanie.
«L’Europe doit s’engager encore davantage». Ce déjeuner sera «l’occasion, avec la Syrie, la Jordanie, entre autres, de pouvoir se coordonner. Ils sont impactés par la situation dans la région», a déclaré le président français, Emmanuel Macron, à Nicosie.
«Nous avons tous intérêt» à ce que la stabilité revienne «le plus vite possible», a-t-il estimé, alors que son homologue américain, Donald Trump, avait affirmé avoir «tout le temps du monde» pour négocier une paix avec l’Iran, au moment où le cessez-le-feu avec Téhéran ne semble tenir qu’à un fil.
Le président français a de nouveau insisté sur la nécessaire stabilité au Liban. La France est prête à organiser une conférence de soutien aux forces armées libanaises au moment où Beyrouth le jugera opportun.
L’Europe doit faire «beaucoup plus» au Moyen-Orient, a également plaidé le président chypriote, Nikos Christodoulides.
Le sommet européen à Chypre revêt une forte dimension symbolique, puisque des bases de l’Otan y avaient été visées par des drones iraniens au début du conflit.
M. Christodoulides a appelé plus largement à renforcer la coopération de l’UE avec les pays du Moyen-Orient.
«Nous devons entamer des discussions avec le Liban en vue de conclure un accord stratégique et global», a-t-il mentionné.
Et «nous devons renforcer notre dialogue avec le régime syrien. Comme vous le savez, des sanctions sont toujours en vigueur à l’encontre du régime» de Damas. «Nous devons trouver une solution, une approche progressive, pour les aider», a-t-il estimé.
Sont attendus à ce déjeuner de travail à Nicosie le président du Liban, Joseph Aoun, celui d’Égypte, Abdel Fattah al-Sissi, le Syrien Ahmed al-Chareh et le prince héritier de Jordanie, Hussein ben Abdallah.
Avant ce sommet, un responsable de l’UE soulignait que l’Europe était prête à «contribuer, lorsque les conditions seront réunies, à maintenir le détroit d’Ormuz ouvert. Tout dépendra bien sûr de la suite des événements. Nous espérons vivement que le cessez-le-feu sera respecté et maintenu» entre les États-Unis et l’Iran.
Le conflit a eu un impact considérable sur l’économie européenne, dont la facture pour s’approvisionner en pétrole et en gaz a bondi de 24 milliards d’euros en sept semaines.
AFP



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