Le président Joseph Aoun a affirmé vendredi que le Liban «refuse d’être une carte de négociations dans les conflits régionaux», lors d’un discours au sommet du Conseil européen qui se tient à Chypre.
«Le Liban refuse d’être une carte de négociations dans les conflits régionaux. Il négocie en son nom pour défendre ses intérêts nationaux et sa souveraineté. Il s’est engagé dans un processus de négociation diplomatique sous l’égide des États-Unis et avec le soutien de l’Union européenne et des pays arabes, dans le but de parvenir à une solution durable qui mette fin aux attaques israéliennes», a déclaré M. Aoun.
Et d’ajouter: «le Liban, comme les autres pays de la région, accorde une grande importance à la désescalade et a intérêt à instaurer la stabilité et la paix, convaincu que la diplomatie, et non l’escalade, est la seule voie vers une solution durable».
Le chef de l’État a également présenté, chiffres à l’appui, «la situation difficile que traverse le Liban en raison de la poursuite des attaques israéliennes et des violations du droit international, notamment le ciblage des équipes médicales, des hôpitaux, des établissements éducatifs, des journalistes et des lieux de culte, ainsi que la destruction systématique des villages et des infrastructures civiles, visant à empêcher les habitants de retourner chez eux».
Il a aussi évoqué la présence de réfugiés syriens sur le territoire libanais et «la nécessité de travailler en coordination avec les autorités syriennes et avec le soutien des partenaires internationaux pour intensifier les efforts permettant leur retour dans leur pays».
M. Aoun a par ailleurs réaffirmé «l’engagement du Liban en faveur des réformes économiques et du renforcement de son partenariat avec l’Union européenne».



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