Trump relance la voie diplomatique avec l’Iran, après une alerte sécuritaire
Le président américain Donald Trump s’exprime, entouré du directeur du FBI Kash Patel et du ministre de la Justice par intérim Todd Blanche, lors d’un point presse dans la salle de briefing Brady à la Maison-Blanche, à Washington, le 25 avril 2026, peu après une fusillade survenue lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche. ©Mandel Ngan / AFP

Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que l’Iran pouvait contacter directement Washington s’il souhaitait négocier la fin du conflit en cours, affirmant dans une interview à Fox News que «s’ils veulent parler, ils peuvent venir à nous ou nous appeler», soulignant l’existence de «lignes sécurisées» de communication.

Ces déclarations interviennent alors que les efforts diplomatiques connaissent de nouveaux revers. Samedi, Donald Trump a annulé un déplacement prévu d’émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner vers le Pakistan. Cette décision est intervenue après le départ d’Islamabad du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, engagé dans des consultations avec des responsables pakistanais dans le cadre de tentatives de médiation régionales, poursuivies ensuite via d’autres contacts diplomatiques, notamment à Oman.

 

«Loup solitaire»

Dans le même temps, la situation s’est tendue à Washington après une tentative d’attaque lors du dîner annuel de la presse à la Maison-Blanche. Un homme armé a tenté de pénétrer dans l’événement en présence de Donald Trump et de hauts responsables, provoquant une évacuation du président par les services de sécurité. Selon les autorités, le suspect, décrit comme un «loup solitaire» et une personne «très dérangée», aurait visé des responsables de l’administration américaine et transportait plusieurs armes.

Les enquêteurs estiment qu’il aurait voyagé depuis la Californie jusqu’à Washington avant l’attaque et qu’il aurait rédigé un manifeste exprimant une hostilité envers les chrétiens. Il devrait être poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation fédéraux, dont agression d’un agent fédéral et usage d’arme à feu lors d’un crime violent. Aucun mort n’est à déplorer, mais un agent de sécurité a été blessé sans gravité grâce à son gilet pare-balles.

 

Donald Trump a réagi en décrivant l’assaillant comme un individu mentalement instable, évoquant des motivations idéologiques. Il a également rappelé avoir lui-même été visé par des tentatives d’assassinat, estimant que ces événements s’inscrivent dans un climat plus large de menaces contre les responsables politiques américains.

L’incident a suscité de nombreuses réactions internationales, plusieurs dirigeants exprimant leur soutien au président américain. Le lieu de l’attaque, le Hilton de Washington, a été critiqué pour ses mesures de sécurité, Donald Trump jugeant nécessaire de renforcer la protection des événements officiels.

Dans ce contexte, les tensions restent élevées à la fois sur le plan diplomatique avec l’Iran et sur le plan sécuritaire aux États-Unis, où les efforts de désescalade peinent à aboutir.

AFP

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