Israël dit n'avoir «aucune visée territoriale» sur le Liban de nouveau frappé
De la fumée s’élève après une explosion israélienne dans le sud du Liban, près de la frontière, vue depuis la Haute-Galilée, dans le nord d’Israël, le 27 avril 2026. ©Jalaa Marey / AFP

Israël a assuré mardi n'avoir «aucune visée territoriale» sur le Liban, où il a lancé de nouveaux ordres d'évacuation dans le sud du pays, suivis de frappes aériennes.

«Israël n'a aucune visée territoriale sur le Liban. Notre présence dans les zones situées le long de notre frontière nord n'a qu'un seul objectif: protéger nos citoyens», a stipulé mardi le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar, lors d'une conférence de presse.

«Aucun pays ne serait prêt à vivre ainsi, avec un pistolet pointé sur la tempe», a-t-il ajouté.

Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril entre le Hezbollah et Israël, après un mois et demi de guerre. Les deux belligérants s'accusent mutuellement de le violer.

L'armée israélienne par ailleurs a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

17 villages évacués

«Avertissement urgent aux résidents du Liban se trouvant dans les villages et localités suivants», a indiqué sur X le porte-parole en arabe de l'armée israélienne, Avichay Adraee, énumérant une liste de 17 villages.

Les habitants sont appelés à «évacuer immédiatement» leurs maisons et à se diriger vers le «district de Saïda», a-t-il ajouté.

Peu après, l'agence officielle a rapporté qu'Israël avait mené des frappes aériennes dans le sud du pays, touchant notamment des zones mentionnées par le porte-parole israélien.

Les villages cités par l'armée israélienne se trouvent au-delà de la «ligne jaune» de démarcation que l'armée israélienne a établie il y a dix jours dans le sud du Liban.

Dans la bande de territoire située entre la frontière et cette ligne jaune, Israël affirme s'autoriser à effectuer des frappes contre le Hezbollah.

Depuis une semaine, l'armée israélienne affirme que le Hezbollah effectue régulièrement des tirs de drones explosifs vers ses positions.

Un soldat israélien a été tué dimanche et un autre grièvement blessé mardi par ces engins volants meurtriers, selon des communiqués publiés par l'armée.

«Dans un monde où le Hezbollah et d'autres organisations terroristes, y compris les groupes terroristes palestiniens, seraient démantelés, Israël n'aurait plus besoin de maintenir sa présence dans ces régions», a commenté M. Saar.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré lundi que les roquettes et les drones du Hezbollah demeuraient un défi majeur, ajoutant qu'Israël poursuivrait ses frappes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars en tirant des roquettes en direction d'Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans l'attaque israélo-américaine contre l'Iran.

Depuis le début de la guerre le 2 mars, plus de 2.520 personnes ont été tuées et plus de 7.800 blessées au Liban dans la campagne militaire israélienne, selon le ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban, selon les autorités.

AFP

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