Les cours du pétrole sont en baisse jeudi, le marché se montrant plus optimiste depuis mercredi sur la possibilité d’un accord entre les États-Unis et l’Iran après des avancées diplomatiques brandies par Washington.
Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 2,82% à 98,41 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, tombait de 2,86% à 92,36 dollars.
«Nous avons eu de très bonnes discussions dans les dernières 24 heures et il est très possible que nous passions un accord», a dit mercredi le président américain pendant un échange avec des journalistes dans le Bureau ovale.
Dans la journée de mercredi, le président américain a aussi évoqué une fin de l’opération en Iran, «Fureur épique», en cas d’accord, tout en agitant la menace de nouveaux bombardements sinon.
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a, lui, estimé que Washington cherchait à forcer la «reddition» de Téhéran par une «nouvelle stratégie» visant à «détruire la cohésion du pays».
Mais la proposition américaine reste à l’étude, a fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.
Tel qu’il est compris par le marché, le cadre de paix «conduirait à une réouverture progressive d’Ormuz et à la levée des restrictions américaines sur l’accès aux ports iraniens», affirment les analystes d’ING.
Au vu de la forte baisse des cours depuis le début de semaine, «le marché est un peu trop optimiste quant aux chances de parvenir à un accord», estime Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.
Mais «si le détroit rouvre, nous verrons probablement un mouvement de baisse vers 90 dollars» pour le baril de Brent, convient l’analyste.
Ce niveau reste bien plus élevé qu’avant le début de la guerre au Moyen-Orient car les réserves stratégiques se sont vidées et qu’il faudrait les remplir.
Par ailleurs, dans le cadre d’une reprise du trafic via le détroit d’Ormuz, «il y aurait un délai de six à huit semaines entre des conditions d’accès crédibles et une véritable normalisation des flux», selon Paola Rodriguez-Masiu, analyste chez Rystad Energy.
À l’inverse, si les prochaines annonces diplomatiques s’avèrent moins favorables à un accord les cours pourraient fortement remonter.
AFP



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