À l’occasion de la Journée des martyrs de la presse libanaise et de la Journée mondiale de la liberté de la presse, les ambassadeurs britannique et canadien au Liban ont réaffirmé mercredi, depuis Beyrouth, leur soutien aux journalistes travaillant dans des conditions «dangereuses» et dénoncé les violences visant les professionnels des médias dans le contexte du conflit en cours.
Les ambassadeurs du Royaume-Uni, Hamish Cowell, et du Canada, Gregory Galligan, ont coorganisé une réception en hommage aux journalistes tués durant la guerre ainsi qu’à ceux qui poursuivent leur travail «dans des conditions difficiles et périlleuses».
Dans leur communiqué, Londres et Helsinki, en tant que coprésidents de la Coalition pour la liberté des médias, ont «fermement condamné toutes les violences dirigées contre les journalistes et les travailleurs des médias». Ils ont appelé «les autorités israéliennes ainsi que toutes les autres parties» à garantir aux journalistes au Liban la possibilité «d’exercer leur travail librement et en toute sécurité».
Le texte souligne également que les menaces contre la liberté de la presse ne se limitent pas aux périodes de guerre, évoquant aussi «l’intimidation, la censure et la criminalisation».
«Aujourd’hui est un jour de mémoire, mais aussi de détermination», a déclaré Hamish Cowell. «Les journalistes jouent un rôle essentiel en témoignant, en documentant la réalité et en rapportant des vérités difficiles, souvent au péril de leur vie», a-t-il ajouté, rappelant que «des médias libres et indépendants sont fondamentaux pour la démocratie et la reddition des comptes au Liban et dans le monde».
De son côté, Gregory Galligan a estimé que «la liberté de la presse est une pierre angulaire des sociétés démocratiques et essentielle à la protection des droits humains». «Les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans craindre la violence ou les représailles», a-t-il insisté, affirmant que le Canada continuerait de soutenir les journalistes au Liban et ailleurs, tout en appelant à «la reddition des comptes et à la fin de l’impunité».
L’événement s’est tenu en présence du ministre libanais de l’Information, Paul Morcos, de son prédécesseur Ziad Makary, de journalistes libanais et étrangers, de députés, d’ONG ainsi que d’ambassadeurs membres de la Coalition pour la liberté des médias, coprésidée cette année par le Royaume-Uni et la Finlande.
Les participants ont observé une minute de silence en hommage aux journalistes morts durant le conflit.



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