Quelque 1.500 navires «piégés» dans le Golfe, selon l'Organisation maritime internationale
Cette photo diffusée par l'US Navy le 7 mai 2026 par le service des affaires publiques du commandement central américain montre le porte-avions de classe Nimitz USS George H.W. Bush (CVN 77) naviguant dans la mer d'Arabie, le 3 mai 2026. ©US NAVY/AFP

Quelque 1.500 navires et leurs équipages restent piégés» dans le Golfe en raison du blocus imposé par l'Iran dans le détroit d'Ormuz, a affirmé jeudi à Panama un responsable de l'Organisation maritime internationale (OMI), agence de l'ONU chargée de la sécurité en mer.

«À l'heure actuelle, nous avons environ 20.000 membres d'équipage et quelque 1.500 navires piégés», a déclaré Arsenio Dominguez, secrétaire général de l'OMI, à l'occasion de l'ouverture de la Convention maritime des Amériques dans la capitale panaméenne.

«Ce sont des personnes innocentes qui accomplissent leur travail quotidiennement au bénéfice du reste des pays» et «se retrouvent prises au piège par des situations géopolitiques qui leur sont extérieures», a-t-il ajouté lors de cet événement qui réunit dirigeants de l'industrie et organismes internationaux du secteur maritime.

Téhéran verrouille le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

Washington maintient de son côté son blocus des ports iraniens lancé le 13 avril, cinq jours après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu.

Mardi, le président américain Donald Trump a annoncé, compte tenu des «grands progrès accomplis en vue d'un accord» avec l'Iran, la suspension de l'opération américaine lancée la veille pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz.

Les États-Unis attendaient jeudi une réponse de Téhéran à leur dernière proposition en vue de mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient et de rouvrir ce détroit stratégique.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire