La Pologne signe un accord de prêt de 44 milliards d’euros avec l’UE pour moderniser son armée
Le commissaire européen au budget, à la lutte antifraude et à l’administration publique Piotr Serafin, le commissaire européen Andrius Kubilius, le vice-Premier ministre polonais et ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz, le ministre polonais des Finances Andrzej Domański, le président du conseil d’administration de la banque de développement polonaise BGK Mirosław Czekaj, ainsi que la vice-présidente du conseil d’administration de la banque de développement polonaise BGK Marta Postuła, assistent à la signature de l’accord de prêt SAFE entre l’Union européenne et la Pologne à la Chancellerie du Premier ministre polonais à Varsovie, le 8 mai 2026. ©WOJTEK RADWANSKI / AFP

La Pologne est devenue vendredi le premier pays à signer un accord de prêt avec la Commission européenne pour financer la modernisation de son armée et de son industrie de l’armement, au titre duquel elle recevra près de 44 milliards d’euros.

«C’est un moment charnière dans l’histoire de la Pologne comme de l’Union européenne», a déclaré le Premier ministre polonais Donald Tusk lors de la signature de l’accord.

«La Pologne sera plus sûre en ces temps difficiles et à hauts risques», a-t-il ajouté.

Pays le plus peuplé du flanc est de l’Otan, la Pologne est le pays de l’alliance qui consacre le plus de dépenses à sa défense, en termes relatifs, avec 4,8% de son produit intérieur brut (PIB).

Le programme de l’Union européenne Security Action For Europe (SAFE), créé en 2025, met 150 milliards d’euros à disposition sous forme de prêts préférentiels pour financer des projets communs dans la défense, l’achat d’armes ou de munitions, ainsi que le développement d’infrastructures critiques.

Avec ce prêt de 43,7 milliards d’euros, la Pologne est la principale bénéficiaire du programme, conçu pour renforcer l’industrie de défense européenne face à la menace russe et au risque de désengagement des États-Unis.

«C’est aussi le jour où l’Europe montre qu’elle est prête à assumer une responsabilité beaucoup plus grande pour notre sécurité», a commenté Donald Tusk.

AFP

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