Négociations avec Israël: le chef de la délégation libanaise va se rendre à Washington
Le chef de la délégation libanaise, le diplomate Simon Karam. ©Ici Beyrouth

Le président libanais Joseph Aoun a donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise aux négociations de paix avec Israël prévues la semaine prochaine à Washington, a annoncé la présidence.

Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux États-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.

Joseph Aoun a reçu Simon Karam, un diplomate chevronné, et «lui a donné ses directives» avant la réunion prévue le 14 mai, selon un communiqué de la présidence.

M. Karam «va se rendre bientôt à Washington», a indiqué une source officielle à l'AFP.

L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et «un militaire» feront partie de la délégation, a précisé cette source.

«Le Liban attend de ces négociations trois objectifs essentiels: consolider le cessez-le-feu, obtenir le retrait d'Israël (...) et étendre l'entière souveraineté de l'État sur le territoire national», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, vendredi dans un communiqué.

La première réunion entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, s'était tenue le 14 avril à Washington. Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis 1993.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, à l'issue de la seconde réunion organisée à la Maison-Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre les deux pays.

Il avait alors dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahou et libanais Joseph Aoun se rencontrent «dans les semaines à venir».

Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité et la «fin des agressions israéliennes» devaient précéder toute rencontre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait dit mardi qu'il n'y avait «aucun problème entre les gouvernements libanais et israélien», affirmant que le Hezbollah constituait la pierre d'achoppement.

«Je pense qu'un accord de paix entre Israël et le Liban est rapidement accessible», a ajouté le secrétaire d'État américain.

AFP

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