Le président Joseph Aoun a affirmé mercredi que «le processus des négociations» avec Israël est «indépendant» de l'accord annoncé entre Washington et Téhéran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
Le Liban mène depuis avril des négociations directes avec Israël sous l'égide de Washington, qui sont rejetées par le Hezbollah pro-iranien, et répète vouloir les dissocier.
Mais l’annonce par l’Iran et le médiateur pakistanais que l'accord entre les États-Unis et l'Iran pour mettre un terme à la guerre dans la région incluait le front libanais a rebattu les cartes.
«Les assurances que nous avons reçues et ce sur quoi nous insistons, est que le processus des négociations est indépendant, même si nous appuyons certainement le cessez-le-feu et tout pays qui nous vient en aide, y compris l'Iran», a assuré le président dans un communiqué.
Il a toutefois ajouté que son pays ne tolèrerait pas «d'ingérence» dans ses affaires internes.
«L'État libanais est maître de ses décisions et mène pour la première fois les négociations, sans que personne ne négocie pour lui», a insisté Joseph Aoun.
Une cinquième session de négociations est prévue le 22 juin à Washington entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.
Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, qui doit faire une allocution télévisée mercredi, avait remercié mardi l'Iran d'avoir permis de mettre fin à «l'agression israélo-américaine au Liban. Et le mouvement chiite appelle les autorités à se retirer des négociations.
Depuis l'annonce de l'accord, qui doit être signé vendredi en Suisse, le Hezbollah a réduit la fréquence de ses tirs contre l'armée israélienne.
Les frappes israéliennes ont également diminué mais elles ont tout de même fait cinq morts depuis lundi, selon les autorités libanaises.
Le Liban avait été entraîné dans le conflit lorsque le Hezbollah avait tiré le 2 mars des roquettes contre Israël, qui a riposté par des bombardements aériens ayant fait plus de 3.800 morts et une offensive terrestre dans le sud du pays, où des troupes occupent une partie du territoire.
AFP



Commentaires