Londres sanctionne des Iraniens accusés d'«activités hostiles»
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Le gouvernement britannique a imposé lundi des sanctions contre douze personnes et groupes accusés d'être impliqués dans des «activités hostiles» au Royaume-Uni et dans d'autres pays pour le compte du régime iranien.

Ces sanctions vont permettre de «dissuader les attaques contre des dissidents à l'étranger et perturberont les sources de revenus illicites du régime iranien», assure le ministère des Affaires étrangères britannique dans un communiqué.

Elles visent «des organisations et des individus qui menacent la sécurité internationale et celle du Royaume-Uni».

Londres sanctionne notamment le réseau Zindashti, accusé d'être «impliqué dans des activités hostiles menées par un groupe armé soutenu par le gouvernement iranien, notamment en menaçant, en planifiant ou en menant des attaques contre des personnes et des biens».

Ce réseau a déjà été sanctionné en juillet 2025 par l'UE, qui l'a présenté comme «un groupe criminel associé au ministère iranien du Renseignement et de la sécurité» ayant commis «des assassinats de dissidents iraniens et de personnes critiques à l'égard des actions ou des politiques» de Téhéran.

Londres et Washington avaient déjà visé ce réseau iranien en janvier 2024. Les deux capitales avaient en particulier sanctionné Naji Ibrahim Sharifi-Zindashti, décrit par le département du Trésor américain comme un trafiquant de drogues.

Les nouvelles sanctions prises par le Foreign Office visent également plusieurs membres de la famille Zarringhalam: Farhad, Fazlolah, Mansour, Nasser et Pouria.

Plusieurs d'entre eux sont accusés d'avoir fourni de l'aide financière à des personnes «impliquées dans des activités visant à déstabiliser» le Royaume-Uni et d'autres pays.

Mansour, Nasser et Fazlolah Zarringhalam ont déjà été sanctionnés par les États-Unis l'an dernier.

Le Trésor américain les avait accusés d'avoir «blanchi des milliards de dollars via le système financier international, par l'intermédiaire de bureaux de change iraniens et de sociétés écrans étrangères sous leur contrôle».

AFP

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