De nouvelles négociations entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, au moment où un cessez-le-feu entre les deux pays arrive à expiration. ©Al Markazia

Des représentants israéliens et libanais ont repris leurs discussions jeudi à Washington, à quelques jours de l'expiration d'un cessez-le-feu qui n'a pas empêché Israël de poursuivre ses frappes, faisant des centaines de morts.

Ce troisième cycle de discussions, qui doit durer deux jours, a débuté peu après 09H00 locales (16H00 heure de Beyrouth) au département d'État.

Lors de leur dernière réunion le 23 avril à Washington, le président Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient.

Le président des États-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président Joseph Aoun.

Le Hezbollah a pour sa part réitéré son rejet de ces négociations jeudi, l'un de ses députés, Ali Ammar, dénonçant une «concession gratuite» à Israël.

La trêve a été prolongée jusqu'au dimanche 17 mai. Depuis son entrée en vigueur le 17 avril, plus de 400 personnes ont péri dans des frappes israéliennes.

Israël s'est réservé le droit de continuer à viser le Hezbollah, le mouvement chiite qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Dans ses propres tractations indirectes avec Washington, l'Iran exige que toute trêve concerne aussi le Liban -- à savoir qu'Israël cesse de frapper le Hezbollah.

À Washington, le Liban vient chercher «une consolidation du cessez-le-feu», a déclaré à l'AFP un haut responsable ayant requis l'anonymat. «La priorité est de mettre un terme aux morts et aux destructions».

Plus de 2.800 personnes ont péri au Liban depuis le début du conflit début mars, dont au moins 200 enfants.

«Désarmement du Hezbollah»

Washington dit défendre la souveraineté du Liban sur tout son territoire et appelle les autorités à désarmer le Hezbollah.

Les États-Unis «reconnaissent que la paix globale dépend du rétablissement complet de l'autorité de l'État libanais et du désarmement total du Hezbollah», a estimé le département d'État.

Selon lui, «ces pourparlers doivent permettre de rompre catégoriquement avec l'approche ratée des deux dernières décennies qui autorisait des mouvements terroristes à s'enraciner et à s'enrichir, tout en sapant l'autorité de l'État libanais et en menaçant la frontière septentrionale d'Israël».

À la différence de la précédente session de négociations, ni le secrétaire d'État Marco Rubio ni Donald Trump lui-même n'y participeront. Tous deux sont en visite officielle en Chine.

Pour ces deux journées d'entretiens au département d'État, l'équipe de médiateurs américains comprend les ambassadeurs des États-Unis en Israël et au Liban, Mike Huckabee et Michel Issa.

Le Liban est cette fois représenté par Simon Karam, un diplomate, fervent défenseur de la souveraineté de son pays, et Israël par son ambassadeur Yechiel Leiter, allié de longue date de Benjamin Netanyahou.

Avec AFP

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