Troisième cycle de négociations Liban-Israël à Washington: peu de progrès selon des sources
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, au moment où un cessez-le-feu entre les deux pays arrive à expiration. ©Al Markazia

Le troisième cycle de négociations entre le Liban et Israël s’est achevé jeudi à Washington sans avancée notable, selon plusieurs sources concordantes, alors que les discussions se poursuivent à quelques jours de l’expiration du cessez-le-feu prolongé jusqu’au 17 mai.

Les pourparlers, organisés sous médiation américaine au département d’État, ont duré plusieurs heures et été marqués par plusieurs sessions successives. Selon un média arabe citant des sources proches des discussions, une communication entre la délégation libanaise, la présidence libanaise et l’équipe de suivi à Baabda a retardé la reprise de la deuxième session, signe de discussions jugées «intensives et approfondies».

«Pas encourageante»

Des sources américaines citées par le même média ont toutefois estimé que l’atmosphère des négociations n’était «pas encourageante», affirmant qu’aucun progrès concret n’avait été enregistré plusieurs heures après le début des discussions.

Selon ces sources, le Liban a réaffirmé que toute désescalade devait s’accompagner d’un renforcement du rôle de l’État et de l’armée libanaise, tout en soulignant avoir «peu à offrir» sur les questions sécuritaires actuellement débattues.

Tensions persistantes

Ce troisième cycle de discussions, prévu sur deux jours, a débuté jeudi matin à Washington, dans un contexte de tensions persistantes malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril à l’initiative des États-Unis.

Lors de la précédente réunion, le 23 avril, le président américain Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu et évoqué la possibilité d’un rapprochement historique entre les deux pays.

Selon un haut responsable libanais cité par l’AFP, Beyrouth cherche avant tout à obtenir «une consolidation du cessez-le-feu», avec comme priorité «de mettre un terme aux morts et aux destructions».

Depuis l’entrée en vigueur de la trêve, plus de 400 personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes au Liban, selon des chiffres relayés par l’AFP. Le conflit a fait plus de 2.800 morts au Liban depuis le début des hostilités début mars.

«Concession gratuite»

Le Hezbollah a de nouveau rejeté ces discussions jeudi. L’un de ses députés, Ali Ammar, a dénoncé une «concession gratuite» faite à Israël.

Washington continue pour sa part d’appeler au désarmement du Hezbollah et au rétablissement complet de l’autorité de l’État libanais sur l’ensemble du territoire. Le département d’État américain estime que «la paix globale dépend du rétablissement complet de l’autorité de l’État libanais et du désarmement total du Hezbollah».

La délégation libanaise est conduite par le diplomate Simon Karam, tandis qu’Israël est représenté par son ambassadeur à Washington, Yechiel Leiter. Les médiateurs américains incluent notamment les ambassadeurs américains en Israël et au Liban, Mike Huckabee et Michel Issa.

Avec AFP

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