Le Premier ministre Nawaf Salam a estimé qu’aucun véritable sauvetage du Liban n’est possible sans un retour clair à la logique de l’État souverain, maître de ses décisions.
Un État «souverain et fondé sur l’égalité»
S’exprimant vendredi soir, lors d’un diner de l’Association des Makassed à Beyrouth, Nawaf Salam a affirmé que «la seule issue pour sauver le Liban aujourd’hui passe par un État qui décide librement de son destin». Il a défini l’État souhaité comme «un État de citoyenneté égale et d’institutions efficaces», reposant sur un principe central: une seule décision nationale issue des institutions constitutionnelles, une seule arme détenue par l’armée nationale et un seul cadre légal applicable à tous.
Critique des «aventures absurdes»
Le chef du gouvernement a dénoncé ce qu’il a qualifié d’«aventures absurdes au service de projets et d’intérêts étrangers», évoquant notamment une guerre «imposée» au Liban.
Selon lui, ce conflit aurait entraîné l’occupation par Israël de 68 villages, localités et sites, alors que le Liban cherchait auparavant à obtenir un retrait israélien de cinq points.
«Il est temps de mettre fin à ces aventures insensées», a-t-il insisté.
«Assez de slogans de victoire»
Nawaf Salam a également réagi aux discours présentant les conséquences du conflit comme des «victoires», malgré, selon lui, les pertes humaines, les destructions et les déplacements massifs.
«Après tout cela, avec son lot de morts, de destructions, de déplacements et de drames, certains continuent à sous-estimer l’intelligence des Libanais en parlant de victoires», a-t-il déclaré.
Appel à la fin des accusations politiques
Le Premier ministre a enfin appelé à mettre un terme aux discours d’incitation et aux accusations de trahison, affirmant que cela ne l’intimide pas. Il a assuré rester ferme sur ses choix nationaux, qu’il dit soutenus par une large partie des Libanais.



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