Le pétrole monte avec la crainte d'une nouvelle escalade au Moyen-Orient
Une vue aérienne montre des réservoirs de stockage de pétrole au port de Tsing Yi à Hong Kong, le 17 mars 2026. © Peter Parks / AFP

Les cours du pétrole sont en hausse lundi, portés par de nouvelles menaces d'anéantissement de l'Iran proférées par Donald Trump dimanche et sans perspective de déblocage du détroit d'Ormuz.

«Il ne restera rien» de l'Iran si ce pays n'arrive pas rapidement à un accord avec les États-Unis, a averti le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Il n'est pas surprenant que le pétrole se négocie à un niveau plus élevé après cette «rhétorique agressive», estiment les analystes d'ING.

Vers 10H05 GMT (12H05 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, prenait 0,83% à 110,17 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, gagnait 0,99% à 106,46 dollars.

Jusqu'à présent, la libération de réserves stratégiques de pétrole a permis de limiter la hausse des cours.

Mais la situation pourrait s'aggraver, prévient Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.

«Les États-Unis ne pourront pas continuer à augmenter leurs exportations encore très longtemps», «le pétrole stocké en mer à l'extérieur du golfe Persique a en grande partie disparu», et la Chine qui avait réduit ses importations, «pourrait recommencer à importer davantage de pétrole», énumère l'analyste.

Côté diplomatie, le marché avait fait preuve d'un certain optimisme la semaine dernière avant la rencontre en Chine entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping. Il espérait que Pékin, partenaire crucial pour Téhéran, facilite une résolution du conflit au Moyen-Orient.

Mais depuis, «si changement il y a eu, c'est celui d'une hausse des risques d'une nouvelle escalade», estiment les analystes d'ING.

Les Émirats arabes unis ont dénoncé la frappe de drone ayant provoqué un incendie aux abords de la centrale nucléaire de Barakah, dans l'ouest du pays, sans en attribuer l'origine.

Et l'Iran a formalisé lundi la création d'un nouvel organisme pour la gestion du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures dont Téhéran orchestre la quasi-paralysie depuis le début du conflit pour faire pression sur Washington.

Téhéran a cependant répondu à une nouvelle proposition américaine visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre.

AFP

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