Les marchés boursiers mondiaux évoluent dans le vert vendredi, portés par la dynamique de la tech et par l’espoir que les discussions en vue d’un accord au Moyen-Orient entre Téhéran et Washington aboutissent.
Dans les premiers échanges, en Europe, Paris prenait 0,50%, Francfort 0,71%, Milan 0,50% et Londres 0,28%.
En Asie, Tokyo a pris 2,68%, Taipei 2,14% et Séoul 0,41%.
Cette hausse s’appuie sur «l’espoir des marchés que le fossé entre les États-Unis et l’Iran est en train de se réduire», selon Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.
Selon l’agence de presse Isna et d’autres médias, le puissant chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, est attendu en Iran afin de «poursuivre les discussions avec les responsables iraniens». Le Pakistan n’a pas confirmé l’envoi d’un émissaire.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a lui exprimé son espoir que cette visite fasse avancer les discussions.
Il a également affirmé que des progrès avaient déjà été réalisés. «Je crois que les Pakistanais se rendront à Téhéran aujourd’hui. Espérons donc que cela fera avancer les choses», a-t-il déclaré jeudi, avant une réunion de l’Otan en Suède.
Comme depuis plusieurs semaines, ce sont les entreprises de semi-conducteurs et de la tech qui portent la dynamique du marché, sur fond d’espoir dans les promesses de révolution de l’économie par l’intelligence artificielle.
Les «résultats trimestriels de Nvidia» publiés mercredi ont par ailleurs «laissé une impression durable et ravivé les espoirs de progression des cours pour l’ensemble du secteur», relève Andreas Lipkow, de CMC Markets.
Vendredi, STMicroelectronics gagnait donc 3,72% et Soitec 4,98% à Paris, Infineon 3,53% à Francfort et ASML 2,54% à Amsterdam.
En Asie, une partie des groupes du secteur ont encore grimpé, après avoir déjà flambé la veille: à Tokyo, Tokyo Electron a ainsi pris 2,11%, Renesas 6,84%. À Taipei, TSMC a pris 1,12%.
Reste que «l’incertitude ne disparaîtra pas tant que ce conflit ne sera pas terminé», prévient Ipek Ozkardeskaya.
Les prix du pétrole restent d’ailleurs encore orientés à la hausse. Vers 7h10 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne, prenait 2,58% à 105,23 dollars. Son équivalent nord-américain WTI remontait de 2,04% à 98,32 dollars.
Les conséquences économiques du conflit scrutées
Les taux d’intérêt des dettes d’État continuent eux de se détendre, après avoir flambé en début de semaine, en raison de la montée de l’inflation provoquée par la hausse des prix du pétrole depuis le début de la guerre dans les grandes économies.
En Europe, le taux d’intérêt allemand, référence sur le continent, atteignait 3,06%, contre 3,10% la veille en clôture. Son équivalent français était à 3,70%, contre 3,72% jeudi soir.
La veille, plusieurs indicateurs ont montré un net ralentissement de l’activité sur le Vieux Continent, en raison de la hausse des prix du pétrole. Des publications ont à nouveau confirmé cette tendance vendredi.
En France, le climat des affaires «reste maussade» au mois de mai, a annoncé l’Insee, l’indicateur le mesurant restant stable, tandis que le climat de l’emploi est au «plus bas depuis la crise sanitaire du Covid-19».
Et si l’Allemagne, première économie européenne, a bien connu une croissance de 0,3% au premier trimestre de l’année, selon des chiffres définitifs de l’institut Destatis, les effets négatifs de la guerre au Moyen-Orient devraient affecter le trimestre en cours.
Mais les marchés ont «la volonté désespérée d’intégrer dans les cours un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran», malgré ces «détériorations des fondamentaux économiques», commentent les analystes de Natixis.
Dans ce contexte, l’euro cédait 0,12% face au dollar à 1,1605 dollar pour un euro.
Richemont salué
Le géant suisse du luxe Richemont, propriétaire notamment de la maison de joaillerie Cartier, est salué (+5,30% à 164,85 francs suisses à Zurich) après avoir publié vendredi un bénéfice net en hausse de 27% pour son exercice 2025/2026 décalé, à près de 3,5 milliards d’euros.
AFP



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