Les marchés boursiers mondiaux évoluent dans le vert vendredi, portés par la dynamique de la tech et par l’espoir que les discussions en vue d’un accord au Moyen-Orient entre Téhéran et Washington aboutissent.
À la mi-séance, en Europe, Paris prenait 0,39%, Francfort 0,72%, Milan 0,54% et Londres 0,36%.
Les contrats à terme portant sur les indices à Wall Street laissaient présager une ouverture en hausse.
En Asie, Tokyo a pris 2,68%, Taipei 2,14% et Séoul 0,41%.
La hausse actuelle des marchés s’appuie sur «l’espoir que le fossé entre les États-Unis et l’Iran est en train de se réduire», selon Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.
Selon l’agence de presse Isna et d’autres médias, le puissant chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, est attendu en Iran afin de «poursuivre les discussions avec les responsables iraniens». Le Pakistan n’a pas confirmé l’envoi d’un émissaire.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a lui exprimé son espoir que cette visite fasse avancer les discussions. Des responsables émiratis ont eux estimé à «50-50» les chances d’un accord Iran-États-Unis sur le détroit d’Ormuz.
M. Rubio a également affirmé que des progrès avaient déjà été réalisés. «Je crois que les Pakistanais se rendront à Téhéran aujourd’hui. Espérons donc que cela fera avancer les choses», a-t-il déclaré jeudi, avant une réunion de l’Otan en Suède.
Comme depuis plusieurs semaines, ce sont les entreprises de semi-conducteurs et de la tech qui portent surtout la dynamique du marché, sur fond d’espoirs dans les promesses de révolution de l’économie par l’intelligence artificielle.
Les «résultats trimestriels de Nvidia» publiés mercredi ont par ailleurs «laissé une impression durable et ravivé les espoirs de progression des cours pour l’ensemble du secteur», relève Andreas Lipkow, de CMC Markets.
Vendredi, STMicroelectronics gagnait ainsi 2,96% et Soitec 4,62% à Paris, Infineon 4,91% à Francfort et ASML 2,39% à Amsterdam.
En Asie, une partie des groupes du secteur ont encore grimpé, après avoir déjà flambé la veille : à Tokyo, Tokyo Electron a ainsi pris 2,11%, Renesas 6,84%. À Taipei, TSMC a pris 1,12%.
Reste que «l’incertitude ne disparaîtra pas tant que ce conflit ne sera pas terminé», prévient Ipek Ozkardeskaya.
Les prix du pétrole restent d’ailleurs encore orientés à la hausse. Vers 10h40 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne, prenait 2,63% à 105,28 dollars. Son équivalent nord-américain WTI remontait de 2,03% à 98,31 dollars.
Les conséquences économiques du conflit scrutées
Les taux d’intérêt des dettes d’État continuent eux de se détendre, après avoir flambé en début de semaine, en raison de la montée de l’inflation provoquée par la hausse des prix du pétrole depuis le début de la guerre dans les grandes économies.
En Europe, le rendement allemand à échéance dix ans, référence sur le continent, atteignait 3,06%, contre 3,10% la veille en clôture. Son équivalent français était à 3,68%, contre 3,72% jeudi soir.
La veille, des indicateurs ont montré un net ralentissement de l’activité sur le continent, en raison de l’incertitude provoquée par la guerre.
En France, le climat des affaires «reste maussade» au mois de mai, a annoncé l’Insee, l’indicateur le mesurant restant stable, tandis que le climat de l’emploi est au «plus bas depuis la crise sanitaire» du Covid-19.
Et si l’Allemagne, première économie européenne, a bien connu une croissance de 0,3% au premier trimestre de l’année, selon des chiffres définitifs de l’institut Destatis, les effets négatifs de la guerre au Moyen-Orient devraient affecter le trimestre en cours.
Toutefois, le moral des entrepreneurs s’est légèrement repris en mai, contrairement aux attentes et pour la première fois depuis le début de la guerre, selon le baromètre IFO également publié vendredi.
Dans ce contexte, l’euro cédait 0,17% face au dollar à 1,1661 dollar pour un euro.
Estée Lauder et Puig renoncent à leur fusion
Le groupe espagnol de luxe et cosmétiques Puig dévissait de 14,34% à 15,11 euros à Madrid, après avoir indiqué que les discussions en vue d’une possible fusion avec le géant américain des cosmétiques Estée Lauder (+0,91% à 78,41 euros) avaient «pris fin», sans avoir «abouti à un accord».
AFP



Commentaires