Les négociateurs iraniens réclament le dégel de 24 milliards d’avoirs gelés
L’Iran souhaite récupérer près de 24 milliards de dollars dans le cadre d’un futur accord de paix. ©shutterstock

Les négociateurs iraniens cherchent à obtenir, dans le cadre des pourparlers de paix avec les Etats-Unis, le déblocage de quelque 24 milliards de dollars de fonds gelés à l’étranger, a affirmé mardi l’agence de presse iranienne Tasnim.

Ces déclarations interviennent alors que l’Iran a dit finaliser un cadre en 14 points pour un accord visant à mettre durablement fin à la guerre avec les Etats-Unis, déclenchée par une offensive américano-israélienne le 28 février. Et la question des avoirs figure parmi les principaux sujets de contentieux.

«Des avoirs gelés iraniens doivent être débloqués au cours des discussions, et le montant est estimé à 24 milliards de dollars» (environ 21 milliards d’euros), explique Tasnim, citant une source proche de l’équipe de négociations.

L’Iran souhaite la libération de «la moitié de ces avoirs au moment de l’annonce» du protocole d’accord, selon l’agence de presse.

De hauts responsables iraniens, dont le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, se sont rendus lundi à Doha, une première depuis le début de la guerre. Le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnaser Hemmati, a également fait le déplacement pour discuter des fonds gelés.

Il n’y a pas de chiffre officiel sur le montant total des avoirs bloqués dans des banques à l’étranger en raison des sanctions américaines, mais les médias iraniens l’ont récemment estimé à entre 100 à 123 milliards de dollars.

En 2023, le Qatar avait joué le rôle de médiateur entre l’Iran et les Etats-Unis dans un accord d’échange de prisonniers prévoyant également le déblocage de six milliards de dollars de fonds iraniens gelés en Corée du Sud.

La somme avait été transférée vers un compte spécial au Qatar, mais finalement jamais remise à Téhéran, après l’attaque en Israël, le 7 octobre 2023, du mouvement palestinien Hamas soutenu par l’Iran.

AFP

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