Selon un rapport du centre de recherche et d'enseignement israélien Alma, l’armée israélienne a considérablement intensifié ses opérations aériennes au Liban au cours de la semaine écoulée (19-26 mai), avec 328 vagues de frappes recensées, contre 187 la semaine précédente (12–19 mai). Cette évolution traduit, selon le document, une accélération notable du rythme opérationnel et un élargissement du champ des frappes sur l’ensemble du territoire libanais.
Le rapport indique une moyenne de 47 vagues de frappes par jour sur la période analysée.
Le rapport précise également qu’une opération «inhabituelle » a été menée le 22 mai, visant deux individus qui s’étaient approchés à environ 400 mètres de la barrière frontalière, près des localités israéliennes de Dovev et Bar’am. «Les deux personnes ont été tuées, sans qu’il soit établi s’il s’agissait de membres du Hezbollah, de la force Radwan, ou de militants palestiniens agissant de manière indépendante ou par procuration» peut-on lire dans le texte.
La grande majorité des frappes de la semaine — 317 vagues — ont été menées dans le sud du Liban, au sud et au nord du fleuve Litani (196 au sud du Litani et 121 au nord).
Par ailleurs, 11 vagues de frappes ont été enregistrées dans la région de la Békaa, incluant une attaque dans le nord de la vallée visant un site souterrain de production d’armes, les autres étant concentrées dans le sud-ouest de la région.
Le rapport souligne également la poursuite d’une tendance observée depuis plusieurs semaines, à savoir la concentration de la majorité des opérations au-delà de la «Ligne jaune». Sur l’ensemble des frappes, 307 vagues ont été effectuées en dehors de cette ligne, contre 21 à l’intérieur.
Depuis le début du cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril 2026, le Centre Alma recense 862 frappes aériennes israéliennes au Liban. Celles-ci se répartissent entre 519 frappes au sud du Litani, 312 au nord du fleuve, 27 dans la Békaa, ainsi que 3 dans le Mont-Liban et une dans la banlieue sud de Beyrouth, où un commandant de la force Radwan avait été ciblé.
Selon la même source, 784 frappes ont été menées en dehors de la ligne jaune, contre 78 à l’intérieur.
Le rapport précise enfin que ces données ne prennent en compte que les frappes aériennes, à l’exclusion des opérations terrestres, des tirs d’artillerie et des autres moyens militaires déployés sur la période.



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