L'Iran attend de la Fifa une aide pour obtenir des visas «à entrées multiples» aux États-Unis afin que les joueurs de la sélection, basée au Mexique, puissent jouer le Mondial, a annoncé jeudi le président de la Fédération iranienne. «La Fifa devrait (assurer) la délivrance d'un visa à entrées multiples afin que les joueurs puissent entrer (aux États-Unis) et revenir (au Mexique)», a annoncé le patron de la Fédération iranienne Mehdi Taj, dans une vidéo diffusée par les médias locaux.
L'équipe d'Iran, qui devait initialement être basée à Tucson, en Arizona, durant le Mondial-2026 (11 juin - 19 juillet), a annoncé samedi avoir obtenu l'aval de la Fifa pour établir son camp de base à Tijuana, ville mexicaine frontalière de la Californie. Les Iraniens doivent jouer leurs trois matches de groupe aux États-Unis : à Los Angeles le 15 juin contre la Nouvelle-Zélande puis face à la Belgique le 21 juin, avant une rencontre contre l'Égypte, le 26 juin à Seattle.
M. Taj a par ailleurs affirmé qu'il n'était «pas au courant de la situation concernant Sardar Azmoun», l'attaquant vedette de la sélection nationale absent de la liste initiale dévoilée par le sélectionneur. Auteur de 57 buts avec l'Iran et passé notamment par le Bayer Leverkusen et l'AS Rome, Azmoun a affiché son soutien aux manifestants en Iran en décembre.
Lundi, un vice-président iranien a appelé au retour de Sardar Azmoun en sélection, tandis que des médias sportifs ont évoqué une possible intégration à l'effectif avant la date limite de validation des listes pour le Mondial. Le joueur avait été critiqué par des médias d'État iraniens, certains l'accusant de «trahison», après la publication en mars d'une photo le montrant aux côtés de l'émir de Dubaï, où il joue et réside actuellement, alors même que les relations entre Téhéran et Abou Dhabi sont tendues.
Il avait écrit récemment sur Instagram avoir refusé par le passé «une très importante offre financière d'un autre pays» avant sa première convocation, se décrivant comme «un fils de l'Iran» désireux de représenter son pays.
AFP



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