Troisième attaque en 24h de pétroliers émiratis dans le détroit d'Ormuz
Des pétroliers déchargent du pétrole brut importé au terminal pétrolier du port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 16 juillet 2026. ©CN-STR / AFP

Des attaques attribuées à l'Iran ont visé trois pétroliers appartenant à la compagnie publique émiratie Adnoc en 24h alors qu'ils tentaient de franchir le détroit d'Ormuz.

Deux pétroliers ont été ciblés jeudi soir et un autre vendredi soir.

Les Émirats arabes unis ont imputé ces attaques à l'Iran, qui verrouille le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, tandis que les États-Unis ont soumis les ports iraniens à un blocus.

Adnoc et les autorités n'ont pas fait état de victimes ou de dommages dans ces trois attaques.

«Les Émirats arabes condamnent fermement l'attaque iranienne hostile qui a ciblé (vendredi soir) un navire affilié à l'Adnoc», a déclaré dans un communiqué samedi le ministère des Affaires étrangères émirati.

«Cibler la navigation marchande et utiliser le détroit d'Ormuz comme un moyen de coercition économique ou de chantage constituent des actes de piraterie de la part du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien», a redit le ministère, après des propos similaires tenus vendredi, suite à l'attaque jeudi soir des deux autres navires.

«Il s'agit d'une menace directe pour la stabilité de la région, de ses populations et de la sécurité énergétique mondiale», poursuit-il.

Samedi, le conseiller du président, Anwar Gargash, a assuré sur X que les Émirats défendraient leurs «droits à la liberté de navigation et à l'utilisation du détroit d'Ormuz, conformément au droit international».

Un cinquième du pétrole mondial transitait avant le début de la guerre au Moyen-Orient par le détroit d'Ormuz, qui relie le Golfe, dont les Émirats sont riverains, à l'océan Indien.

Les attaques répétées dans le détroit ont contribué à faire voler en éclats un cessez-le-feu conclu en avril, tandis que les médiateurs appellent les deux camps à revenir aux termes du protocole d'accord signé en juin par Washington et Téhéran.

La semaine dernière, un haut responsable iranien avait énuméré une longue liste de conditions pour la réouverture du détroit, notamment la fin de la «guerre et de l'agression contre l'Iran et ses alliés au Liban, en Palestine, au Yémen et en Irak».

Il avait également réclamé la levée du blocus naval américain, selon des déclarations rapportées par l'agence de presse Tasnim.

AFP

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