Le président Joseph Aoun a souligné lundi que les négociations étaient la seule voie possible pour mettre fin à la guerre et qu’il ne reviendrait pas sur cette décision.
«Nous avons vu et nous voyons encore les ravages et les conséquences de la guerre; les négociations ne résolvent pas les problèmes en un instant; c’est un processus qui demande du temps, et nous n’avons pas d’autre choix», a déclaré le président devant une délégation du secteur privé libanais.
«Malheureusement, certains considèrent que la négociation est une forme de capitulation, mais ce n’est pas le cas. Ce n’est pas non plus une concession, mais une solution pour mettre fin aux guerres avec le moins de dommages possible», a-t-il ajouté.
«Nous ne reviendrons pas sur notre choix, et nous, au Liban, en tant que responsables, faisons tout notre possible. Les négociations peuvent être entravées ou retardées avant d’atteindre l’objectif souhaité, mais elles avancent, et toutes les questions finissent par être résolues par la négociation», a encore souligné le chef de l’État.
M. Aoun a également indiqué que l’armée n’a pas déclaré que la région du Sud était devenue démilitarisée et exempte d’armes, précisant que, selon le concept militaire, il existe désormais un contrôle opérationnel de la zone par l’armée. Il a expliqué que «le désarmement du Sud nécessite du temps, en raison de la nature géographique de cette région, riche en montagnes et en vallées», ajoutant que l’armée a accompli ses missions dans ce domaine.
Enfin, il a précisé que les roquettes tirées au début de la guerre provenaient de la région au nord du fleuve Litani, affirmant: «Il faut également préciser que l’ennemi israélien n’a pas facilité la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu, qui prévoyait son retrait des cinq points occupés. Il a poursuivi ses opérations militaires et le bombardement de villages sous prétexte de légitime défense».



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