Les prix du pétrole continuent de baisser mardi après les déclarations de Donald Trump sur une réouverture complète du détroit d'Ormuz dès vendredi, jour où devrait être signé l'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Sans pour autant s'effondrer, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 2,52% vers 08h55 GMT (10h55 à Paris), à 81,07 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, lâchait 2,65% à 78,61 dollars.
Les deux références du brut évoluaient à leurs plus bas niveaux depuis la première quinzaine de mars.
«Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit», s'est réjoui Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Vendredi devrait également avoir lieu la cérémonie de signature du cadre d'accord trouvé entre l'Iran et les États-Unis. Selon un haut responsable américain, le texte a déjà été signé de manière électronique par le président américain, son vice-président JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf.
Mais beaucoup reste encore à faire avant de retrouver les volumes précédant la guerre.
Interrogé au G7 à Evian, en France, sur la force multinationale que Paris et Londres proposent de déployer pour déminer et sécuriser la réouverture du détroit d'Ormuz, Donald Trump a affirmé : «Je ne pense pas que nous aurons besoin de beaucoup d'aide.»
La question des éventuels frais de passage dans ce corridor maritime stratégique reste également cruciale. Selon la diplomatie iranienne, l'Iran devrait facturer «des frais pour les services de navigation», «la protection de l'environnement» ou encore «l'assurance des navires», plutôt qu'instaurer un péage auquel les États-Unis s'opposaient.
Si «les prix du pétrole ont été domptés», le marché n'est «pas guéri», estime Tamas Varga, de PVM Energy.
«Aucun gros titre ne viendra occulter le fait que le monde a perdu plus d'un milliard de barils d'hydrocarbures ni que tous les pays qui ont puisé dans leurs réserves pour calmer l'anxiété liée au prix du pétrole devront tôt ou tard s'atteler à les reconstituer», souligne l'analyste.
Selon lui, cette future concurrence pour reconstituer les stocks «établira un solide plancher, sans doute pas très éloigné des niveaux actuels».
AFP



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