Les prix du pétrole s'enfoncent mardi, le marché réagissant à de nouvelles déclarations de Donald Trump qui promet une réouverture complète du détroit d'Ormuz dès vendredi, jour où devrait être signé l'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Sans pour autant s'effondrer, vers 13H15 GMT (15H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, pour livraison en août, perdait 3,28%, à 80,44 dollars, peu après être tombé sous la barre des 80 dollars pour la première fois depuis début mars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, lâchait 3,93% à 77,58 dollars.
Invité au G7 mardi à Evian, en France, le président américain a insisté sur le fait que, selon lui, «le pétrole coule à flot désormais», évoquant même le retour de sanctions sur le pétrole russe.
«Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit», s'était-il réjoui lundi sur son réseau Truth Social.
Vendredi devrait aussi avoir lieu la cérémonie de signature du cadre d'accord trouvé entre l'Iran et les États-Unis. Selon un haut responsable américain, le texte a déjà été signé de manière électronique par le président américain, son vice-président JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf.
Les cours poursuivent leur repli «malgré les réserves exprimées par certains armateurs», qui «exigent plus qu'un simple accord: les mines doivent être désamorcées, et les hostilités cesser avant que des pétroliers transportant des centaines de millions de dollars de cargaison puissent traverser le détroit», note Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
Londres et Paris proposent de déployer une force internationale pour déminer et sécuriser la réouverture de ce passage maritime stratégique.
Selon la diplomatie iranienne, l'Iran devrait facturer «des frais pour les services de navigation», «la protection de l'environnement» ou encore «l'assurance des navires», plutôt qu'instaurer un péage dont les États-Unis ne voulaient pas.
Si «les prix du pétrole ont été domptés», le marché n'est «pas guéri», déplore Tamas Varga, de PVM Energy.
«Aucun gros titre ne viendra occulter le fait que le monde a perdu plus d'un milliard de barils d'hydrocarbures ni que tous les pays qui ont puisé dans leurs réserves pour calmer l'anxiété liée au prix du pétrole devront tôt ou tard s'atteler à les reconstituer», estime l'analyste avec amertume.
Selon lui, cette future «concurrence établira un solide plancher, sans doute pas très éloigné des niveaux actuels.
AFP



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