Liban: un homme arrêté pour importation de pièces destinées aux drones du Hezbollah
Un drone de capture A1-Falke (R) d'Argus Interception est photographié en action lors d'un exercice de défense contre les drones dans le cadre de l'exercice militaire Red Storm Bravo à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 26 septembre 2025. ©Tobias SCHWARZ / AFP

La justice libanaise a arrêté, sur demande de la France, un Libanais soupçonné d’avoir importé des éléments de fabrication de moteurs de drones du Hezbollah, a indiqué une source judiciaire libanaise jeudi à l’AFP.

Le mouvement chiite pro-iranien a recours, dans le nouveau conflit avec Israël déclenché le 2 mars, à des drones explosifs à fibre optique, mettant à mal la défense du pays voisin.

Selon la source judiciaire qui a requis l’anonymat, le suspect a été arrêté à la suite d’une commission rogatoire française, dans le cadre d’une enquête sur un réseau dont plusieurs membres ont été arrêtés en France.

Au cours de son interrogatoire, l’homme d’affaires a reconnu avoir importé par voie maritime trois cargaisons d’appareils et équipements électriques, intégrées à des expéditions d’outils et d’équipements électriques pour sa société.

Il a ajouté les avoir remises à une personne dont il ne connaît que le surnom, mais qui pourrait faire partie du Hezbollah. Il a dit ne pas savoir à quelle fin était utilisé le matériel.

Contrairement aux drones traditionnels guidés par GPS ou radio, et donc vulnérables aux brouilleurs, les nouveaux modèles utilisés par le Hezbollah sont reliés à leur site de lancement par un câble de fibre optique pouvant atteindre 50 km de longueur.

Un responsable du Hezbollah avait indiqué à l’AFP en mai que ces drones étaient fabriqués au Liban.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre Israël en soutien à l’Iran.

Depuis l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts, dont le Liban, les violences ont grandement baissé d’intensité.

Mais l’armée israélienne, qui occupe une partie du sud du Liban, a annoncé jeudi y poursuivre ses opérations afin «d’éliminer les menaces», publiant une carte de ce qu’elle déclare être son «espace de sécurité», s’étendant sur une dizaine de kilomètres à l’intérieur du territoire libanais.

AFP

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