Raggi plaide pour un processus de négociation libanais
Les ministres arabes des Affaires étrangères lors de la 165e session du Conseil de la Ligue arabe tenue à Amman, en Jordanie. ©ANI

Le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a appelé les pays arabes à soutenir explicitement l’indépendance du processus de négociation libanais vis-à-vis du dossier américano-iranien, estimant que le Liban doit être pleinement associé aux discussions régionales portant sur l’avenir du Moyen-Orient et ne pas voir son sort décidé en son absence.

Cette position a été exprimée lors d’une réunion consultative à huis clos tenue en marge de la 165e session du Conseil de la Ligue arabe, organisée à Amman au niveau ministériel.

Au cours de cette réunion, le chef de la diplomatie libanaise a également souligné l’importance pour le Liban de demeurer un acteur à part entière dans les cadres régionaux appelés à façonner les équilibres futurs de la région.

Lors de la séance ministérielle, M. Raggi a rendu hommage au secrétaire général sortant de la Ligue arabe, Ahmad Aboul Gheit, à l’occasion de la fin de son mandat et de l’élection de son successeur. Il a salué son soutien constant au Liban ainsi que son rôle dans la défense des intérêts libanais durant les périodes difficiles.

En marge des travaux, le ministre a multiplié les rencontres bilatérales, notamment avec la vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas. Les discussions ont porté sur la situation au Liban à la lumière des négociations en cours avec Israël sous médiation américaine, l’avenir du mandat de la Finul ainsi que les scénarios envisagés pour la période qui suivra son déploiement. Les réformes économiques et financières engagées par les autorités libanaises ont également été abordées.

Youssef Raggi a remercié l’Union européenne pour son soutien politique et humanitaire continu au Liban, soulignant que le processus de négociation demeure, selon lui, la seule voie permettant d’assurer la stabilité du pays et de renforcer la souveraineté de l’État sur l’ensemble de son territoire. Il a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à réserver le port des armes aux seules forces légitimes et insisté sur la nécessité de dissocier le dossier libanais des dynamiques régionales plus larges.

Le ministre a par ailleurs appelé l’Union européenne à accroître son soutien aux efforts visant à favoriser le retour des déplacés syriens, estimant que le Liban avait atteint ses limites dans la gestion de cette crise.

De son côté, Kaja Kallas a réaffirmé le soutien de l’Union européenne au Liban, à ses institutions et à sa souveraineté.

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