Liban: nouveau transfert de 128 détenus vers Damas en vertu d'un accord
Le Liban a livré mercredi à Damas 128 détenus syriens, a indiqué une source sécuritaire à l'AFP, après un premier transfert effectué en vertu d'un accord entre les deux pays signé en février. ©JOSEPH BARRAK / AFP

Le Liban a livré mercredi à Damas 128 détenus syriens, a indiqué une source sécuritaire à l'AFP, après un premier transfert effectué en vertu d'un accord entre les deux pays signé en février.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.

Parmi eux, des centaines sont accusés de «terrorisme» ou d'attaques contre les forces de sécurité libanaises.

D'autres sont emprisonnés pour appartenance à des groupes armés ou jihadistes qui ont combattu le pouvoir de Bachar al-Assad pendant la guerre civile (2011-2024), et sont en attente de jugement.

La source sécuritaire, qui a requis l’anonymat, a déclaré que Beyrouth «a remis à Damas un deuxième lot de 128 prisonniers syriens au Liban», mercredi.

Un premier transfert de 132 prisonniers avait eu lieu en mars, en vertu d'un  accord signé entre le Liban et la Syrie en février, qui concerne près de 300 condamnés à des peines de 10 ans ou plus dans les prisons libanaises.

Conformément à l'accord, ils devront purger le reste de leurs peines en Syrie.

Les condamnés pour viol et meurtre sont exclus de l'accord, avait indiqué un responsable syrien.

Au moins 260 des 356 détenus condamnés présents à Roumié, prison de la banlieue de Beyrouth ont été livrés à la prison d'Adra, près de Damas, a précisé la source.

La question des détenus avait été un point de friction entre Beyrouth et Damas après le renversement du clan Assad en décembre 2024.

Elle a une nouvelle fois été abordée par le Premier ministre Nawaf Salam lors de sa rencontre à Damas en mai avec le président syrien Ahmad al-Chareh.

Les deux pays, aux relations tendues par le passé, ont réaffirmé à plusieurs reprises leur détermination à ouvrir une nouvelle page après l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste.

AFP

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