Israël insiste qu'il se retirera pas du Liban
Cette photo prise depuis une position en Haute-Galilée, dans le nord d'Israël, montre des chars israéliens déployés le long de la frontière avec le sud du Liban, le 22 juin 2026. ©JALAA MAREY / AFP

Un responsable israélien a affirmé jeudi qu'Israël ne retirerait ses forces armées du sud du Liban qu'une fois le Hezbollah pro-iranien désarmé, alors que les deux pays mènent des pourparlers sous médiation américaine à Washington.

«Nous ne retirerons pas nos forces du sud du Liban tant que le Hezbollah restera une menace, ne sera pas désarmé et démilitarisé», a déclaré David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien, lors d'un point de presse.

Israël a mené de vastes frappes au Liban et déployé des troupes dans le sud du pays après des tirs vers son territoire début mars du Hezbollah, déclenchés en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

Malgré un cessez-le-feu et une accalmie dans les hostilités, une frappe de drone israélien contre un véhicule dans le sud du Liban a fait jeudi trois morts et un blessé, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

Sous la pression des États-Unis, des responsables libanais ont entamé en avril des discussions directes avec Israël à Washington, les premières depuis des décennies.

Une cinquième session de pourparlers a commencé cette semaine et doit s'achever jeudi.

Commentant les négociations, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a évoqué jeudi des avancées.

«Je pense que nous sommes très près d'obtenir un engagement d'intention de la part des deux pays», a-t-il déclaré aux journalistes lors d'une visite à Bahreïn.

Interrogé sur ces avancées, M. Mencer a seulement déclaré aux journalistes que «notre responsabilité est envers nos citoyens du nord ainsi qu'envers l'ensemble d'Israël. Nous ne permettrons à aucune force terroriste de s'approcher de notre frontière».

«Cela signifie que tout redéploiement des forces de Tsahal (l'armée israélienne, NDLR) interviendra après, et non avant, la démilitarisation du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah», a-t-il insisté.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a affirmé qu’Israël poursuivra ses opérations militaires «aussi longtemps que nécessaire» contre le Hezbollah, le Hamas et l’Iran. Il a ajouté avoir donné pour instruction à l’armée de prendre «toutes les mesures requises» afin de garantir la sécurité des habitants du nord du pays.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré qu’Israël s’oppose à tout retrait de la «zone de sécurité» au Liban, malgré les pressions exercées en ce sens. Il a affirmé que son pays ne se retirera pas de cette zone.

Le ministre israélien de l’Énergie, Eli Cohen, a pour sa part déclaré, jeudi, qu'Israël ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban, même à la demande de Donald Trump ou de tout autre responsable américain.

L’armée israélienne a quant à elle annoncé que ses forces resteront dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza. «Nous frapperons l’Iran avec toute notre force si nous sommes attaqués en raison de nos opérations au Liban» peut-on lire dans une déclaration de l’armée.

Avec AFP

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