Le président de la République, Joseph Aoun, a insisté sur la nécessité de privilégier la voie de la négociation pour mettre fin aux conflits, affirmant que la véritable force ne réside pas dans la guerre mais dans la capacité à l’arrêter. «La force ne réside pas dans la capacité à faire la guerre ou à en prolonger la durée, mais dans le courage d'y mettre fin par la négociation, une bataille qui se mène sans effusion de sang», a-t-il déclaré.
C’est ainsi que le président Aoun a défendu vendredi l'accord-cadre conclu entre le Liban et Israël, affirmant qu'il ne légitime en aucun cas le maintien de l'occupation israélienne, mais qu'il vise à permettre à l'armée libanaise d'étendre son autorité sur l'ensemble du territoire national.
Le chef de l'État s'exprimait au palais de Baabda, où il a reçu des délégations de l'Association des universités du Liban, de l'Ordre des médecins du Liban et de l'Ordre libanais maronite.
«La formule de l'accord-cadre ne légalise pas le maintien de l'occupation israélienne au Liban. Elle prévoit au contraire de permettre à l'armée libanaise d'exercer son contrôle sur l'ensemble du territoire», a-t-il déclaré.
Joseph Aoun a également justifié la décision de Beyrouth de dissocier le dossier libanais des négociations entre Washington et Téhéran. «Notre décision souveraine de séparer notre trajectoire du processus irano-américain dérange ceux qui se sont habitués à vivre sous une tutelle qui décide à notre place, négocie en notre nom et choisit pour nous», a-t-il affirmé.
Sur le plan intérieur, le président a rappelé que le Liban demeure «un pays démocratique qui respecte la liberté d'expression», tout en estimant que certaines «lignes rouges» ne doivent pas être franchies. Il a notamment cité les tentatives d'attiser les divisions internes ou de renverser le gouvernement par des manifestations de rue.
Évoquant la situation dans le sud du Liban, Joseph Aoun a enfin assuré que personne ne remettait en cause le rôle de l'armée libanaise. Selon lui, celle-ci assumera pleinement ses responsabilités pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région après le retrait des forces israéliennes.
Lors de la rencontre, le président du Rassemblement des universités du Liban, le Dr Élias al-Warraq, a salué l'action du chef de l'État, estimant que «le salut du pays dépend de la volonté de ses enfants». Il a exprimé l'espoir de voir Joseph Aoun poursuivre son engagement au service du Liban à la tête de l'État, «avec le même dévouement qu'il avait manifesté lorsqu'il dirigeait l'armée».
De son côté, le supérieur général de l'Ordre libanais maronite, l'abbé Hadi Mahfouz, a assuré le président du soutien de son ordre religieux dans «ses efforts pour conduire le Liban sur une voie porteuse de renouveau», capable d'inverser «la trajectoire de recul, de guerre, de destruction et de déracinement» qu'a connue le pays.



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