Le gouvernement irakien et l'entreprise américaine Halliburton, géante des services pour l'industrie pétrolière, ont signé un accord dimanche pour la gestion de deux champs pétroliers dans le sud du pays, qui cherche à augmenter sa production d'hydrocarbures.
La compagnie d'État «Basra Oil Company a signé un accord d'exploitation conjoint avec la société américaine Halliburton pour les champs Bin Omar et Sinbad», situés dans la province de Bassorah, a précisé le ministère du Pétrole dans un communiqué.
Cet accord s'inscrit dans le cadre des ambitions de Bagdad «d'augmenter la production de pétrole et de gaz», a souligné le ministre du Pétrole, Bassem Khodeir, cité dans le texte.
Le but est d'extraire 150.000 barils par jour (bpj) de plus qu'actuellement du champ Bin Omar et de 80.000 à 100.000 de plus du champ Sinbad d'ici cinq ans, selon lui.
Cette annonce intervient au moment où l'Irak, aux côtés de l'Arabie saoudite, de la Russie et de quatre autres membres de l'Opep+, a décidé de relever à nouveau ses quotas de production de pétrole dimanche, sur fond de signaux encourageants concernant la navigation dans le détroit d'Ormuz après la guerre au Moyen-Orient.
Cette décision était soutenue par le nouveau gouvernement dirigé par Ali al-Zaïdi, alors que l'Irak tire 90% de ses recettes budgétaires des exportations de pétrole.
Convié mi-juillet à la Maison Blanche, M. al-Zaïdi cherche à attirer les investisseurs après des années de conflits qui ont dévasté les infrastructures du pays, dont l'invasion américano-britannique de 2003 qui a renversé le pouvoir de Saddam Hussein.
Avant le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, l'Irak produisait environ quatre millions de barils par jour, et exportait en moyenne 3,5 millions de barils quotidiennement, principalement via le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième du pétrole mondial.
AFP



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