Ormuz: 6.000 marins encore bloqués dans le Golfe, d'après l'agence maritime de l'ONU
Sur cette photo obtenue auprès de l’agence de presse iranienne ISNA le 18 juin 2026, des navires sont visibles à l’ancre à Bandar Abbas, le long du détroit d’Ormuz. ©AMIRHOSSEIN KHORGOOEI / ISNA / AFP

L'Organisation maritime internationale (OMI), agence de l'ONU chargée de la sécurité en mer, a évalué mercredi à environ 6.000 le nombre de marins toujours bloqués dans le Golfe, dans un message condamnant la reprise des hostilités dans la région et dans le détroit d'Ormuz.

«Ces attaques ne font qu'exacerber la peur, l'incertitude et la tension psychologique que subissent déjà les quelque 6.000 marins qui restent bloqués à bord de navires incapables de quitter le Golfe en toute sécurité», a déclaré Arsenio Dominguez, secrétaire général de l'OMI, dans un communiqué.

Ce dernier a également exhorté les différents acteurs «à éviter d'exposer les marins à des dangers inutiles en faisant transiter leurs navires par le détroit».

Ces déclarations font suite à celles de mercredi du président américain Donald Trump affirmant que le cessez-le-feu avec l'Iran est «terminé», après de violents échanges de frappes entre les deux camps, y compris des tirs sur des navires commerciaux transitant par le détroit d'Ormuz.

Le conflit, déclenché le 28 février par des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, avait conduit Téhéran à bloquer la navigation dans ce goulet d'étranglement stratégique en représailles, tandis que les États-Unis imposaient un blocus aux ports iraniens.

Après la signature, le 17 juin, du protocole d'accord entre Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre, les traversées avaient repris à un rythme plus soutenu, bien que largement inférieur à celui d'avant le conflit.

L'OMI avait alors lancé un plan d'évacuation des 11.000 marins à bord de 600 navires coincés dans la région, une opération qui devait s'étendre sur plusieurs semaines. Fin juin, ce plan avait déjà permis le départ de 115 navires avec 2.500 marins.

Téhéran n'autorise désormais qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes, et exclut, malgré l'opposition des États-Unis, tout retour aux conditions d'avant-guerre, lorsque le passage était libre.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire