L'armée koweïtienne a repoussé jeudi une nouvelle attaque de drones qu'elle a attribuée à l'Iran, après des frappes similaires dans la nuit contre l'émirat et son voisin Bahreïn.
«Les défenses aériennes koweïtiennes repoussent actuellement des attaques de drones ennemis, à la suite de l'agression criminelle de l'Iran», a affirmé l'état-major.
Un journaliste de l'AFP sur place a entendu des explosions liées à ces interceptions.
Le Koweït avait déjà contré plus tôt «des attaques hostiles de drones» iraniens.
Les forces iraniennes ont indiqué jeudi matin avoir visé «des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant» sur la base aérienne Ali al-Salem, au Koweït.
À Bahreïn, des installations militaires américaines situées sur la base aérienne Cheikh Isa ont été ciblées.
L'armée du royaume a dénoncé dans un communiqué la «politique hostile systématique» de l'Iran et ses «attaques criminelles visant les civils», après avoir «intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes».
Les sirènes d'alerte ont retenti dans la nuit à Manama, la capitale, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.
Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités, le 7 juillet, avec les États-Unis, affirmant viser des intérêts militaires américains.
Les autorités bahreïnienne et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de cibler également des sites civils.
Dimanche, le Koweït a indiqué que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été visés, sans en préciser l'origine.
La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.
AFP



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