Il n'existe «aucune marge de manœuvre» pour «interpréter les règles du droit international» afin de restreindre la navigation dans les détroits, a déclaré jeudi à l'AFP le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, après les propos de Donald Trump sur d'éventuels accords commerciaux liés aux passages maritimes.
Le président américain avait évoqué lundi une taxe de 20% sur les navires transitant par cette voie stratégique, avant d'y renoncer dès le lendemain au profit d'éventuels accords commerciaux avec les États du Golfe.
Même si les modalités de ces accords restent inconnues et ne relèvent pas de l'OMI, «il n'y a aucune marge de manœuvre pour que des pays commencent à interpréter les règles du droit international afin d'introduire des restrictions», a insisté M. Dominguez.
Le responsable panaméen souligne qu'il n'existe «aucun fondement» juridique permettant d'imposer des frais ou péages dans ces passages maritimes.
Le détroit d'Ormuz, entre l'Iran et Oman, constitue l'une des principales artères du commerce énergétique mondial.
Réunie la semaine dernière à Londres, l'OMI avait estimé que les États devaient rejeter les tentatives de l'Iran d'exercer une souveraineté sur le détroit d'Ormuz, ainsi que la décision «unilatérale» de Téhéran de créer une autorité chargée d'y superviser le trafic maritime.
Quelque 18 marins ont perdu la vie depuis le début du conflit, dont deux depuis le 14 juillet, et 6.000 marins sont toujours bloqués dans le Golfe, d'après les dernières données de l'organisation, qui a dû interrompre leur évacuation fin juin en raison des attaques.
AFP



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