L'armée allemande va retirer deux navires de la région de la mer Rouge
Le chasseur de mines de la marine allemande « Fulda » quitte le port de Kiel, dans le nord de l'Allemagne, le 4 mai 2026, pour mettre le cap sur la Méditerranée. ©SANDRA BECKEFELDT/AFP

L'Allemagne a annoncé jeudi retirer deux navires militaires positionnés près de la mer Rouge, dans l'attente d'une participation à une mission internationale de sécurisation du détroit d'Ormuz, après les attaques de pétroliers saoudiens revendiquées par les Houthis du Yémen soutenus par l'Iran.

Le chasseur de mines «Fulda» et le navire ravitailleur «Mosel» avaient été envoyés à Djibouti en vue d'une éventuelle mission de déminage dans le détroit d'Ormuz, subordonnée à la conclusion d'un accord entre les États-Unis et l'Iran, mais ils vont désormais être redéployés en Méditerranée en raison notamment de la situation politique instable» dans la région, a indiqué le ministère allemand de la Défense.

Berlin met aussi en avant «l'absence de perspective d'un début de mission dans un avenir proche» pour expliquer ce redéploiement.

Stationnés dans un premier temps en Méditerranée, les navires avaient franchi en juin le canal de Suez et atteint Djibouti, dans le golfe d'Aden, à l'entrée de la mer Rouge, en prévision d'un éventuel déploiement «pour protéger la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz», avec 140 marins à bord, avait alors expliqué le ministère.

L'Allemagne conditionne en premier lieu sa participation à une opération dans le détroit d'Ormuz à un cessez-le-feu durable.

Mais les affrontements entre l'Iran et les États-Unis ont repris en juillet.

L'Iran a juré jeudi de poursuivre ses représailles contre les États-Unis tant qu'il serait attaqué, tandis que ses alliés houthis ont ouvert un deuxième front dans la guerre régionale en revendiquant des attaques en mer Rouge contre deux pétroliers saoudiens.

Dans ce contexte, «le maintien durable» des forces allemandes dans la région «représenterait un fardeau évitable», explique le ministère dans un communiqué.

Berlin entend toutefois maintenir ses navires «en état de préparation au déploiement» afin de les redéployer «dans la zone d'opérations dès que nous disposerons d’indicateurs fiables laissant présager un début de mission dans un délai raisonnable», ajoute le ministère.

Plus tôt, le ministre de la Défense Boris Pistorius s'était dit «très inquiet» de la situation en mer Rouge et au Moyen-Orient qui évolue «clairement dans la mauvaise direction».

«Actuellement, rien, absolument rien, ne laisse penser qu’un cessez‑le‑feu, et encore moins une paix, puisse être conclu» dans la région, a-t-il ajouté.

AFP

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