Washington refuse de se charger du mécanisme de surveillance des zones pilotes
©Ici Beyrouth

Les efforts conjoints du Liban et de l’Europe pour maintenir une présence militaire internationale dans le Liban-Sud n’ont pas encore produit de résultat concret capable de combler le vide qu’entraînerait le départ de la Finul, prévu fin 2026.

C’est pourquoi le président de la République, Joseph Aoun, a profité de sa rencontre avec le président américain Donald Trump pour demander le revirement concernant la décision du Conseil de sécurité mettant un terme à la mission de la Finul et le maintien de ses prérogatives telles que définies par la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Selon lui, la présence des casques bleus au sud du Litani aide l’armée libanaise à remplir ses missions, offre une protection internationale à la zone et contribue à l’aide sociale et humanitaire indispensable aux habitants du Sud.

Le président Trump n’a pas donné de réponse favorable, se bornant à promettre d’examiner la question. Selon des sources bien informées, il devait aborder le dossier libanais dans son ensemble avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu la semaine suivante, notamment la présence militaire internationale envisagée dans le Liban-Sud.

Selon ces mêmes sources, la partie israélienne s’oppose fermement au maintien de la Finul dans cette zone, arguant que les casques bleus n’ont jamais empêché le Hezbollah de conserver ses armes. Bien au contraire, certaines unités des forces internationales auraient fait preuve de collusion, permettant au mouvement pro-iranien d’installer des infrastructures militaires à proximité de leurs positions.

Toujours selon ces sources, les Israéliens souhaitent le déploiement, dans le Liban-Sud, de forces militaires en qui ils ont confiance, chargées de contrôler rigoureusement l’application des accords entre le Liban et Israël, notamment en ce qui concerne le désarmement du Hezbollah. Ils préféreraient que les États-Unis assument directement cette mission, mais Washington a fait part de sa position tant aux autorités libanaises qu’aux autorités israéliennes: les Américains n’ont pas l’intention de jouer ce rôle et ne déploieront pas d’observateurs dans le Liban-Sud pour surveiller l’application de l’accord-cadre signé entre le Liban et Israël.

D’autant plus que le mécanisme de surveillance n’a pas encore été convenu et que le Commandement central américain, par l’intermédiaire du général Joseph Clearfield, continue d’œuvrer en ce sens grâce à des officiers américains présents au Liban et en Israël, qui assurent la coordination avec les parties concernées. L’un des principaux sujets de discussion dans ce contexte est la recherche d’un accord sur une tierce partie neutre chargée de superviser la mise en œuvre des zones pilotes, concernant le retrait israélien et le désarmement du Hezbollah.

 

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